‹ Œuvres de Pasteur (volume 2)Chapitre 103 sur 299 · OBSERVATIONS [SUR LE CHOLERA DES POULES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS [SUR LE CHOLERA DES POULES

On aurait tort de croire à une loi générale sur l’aptitude plus grande des jeunes animaux à recevoir les contagions. Cela est vrai souvent, mais il y a des exceptions. Je vais en faire connaître une assez remarquable. Les expériences doivent être encore multipliées pour la bien établir.

Dans la séance du 25 mai 1880 de l’Académie de médecine (- , j’ai annoncé que M. Alph. de Candolle avait eu l’obligeance d'appeler mon attention sur quelques pages d’un Ouvrage qu'il a publié en 1873 1 2 3 , relatives à l’immunité dont nous jouissons aujourd’hui pour diverses maladies infectieuses, comparativement aux époques antérieures et à ce qui se passe encore de nos jours, toutes les fois, par exemple, que les Européens importent la variole dans des populations qui n’ont pas été éprouvées antérieurement par ce fléau. M. de Candolle, qui est porté à attribuer notre immunité relative à une influence d’hérédité, m’invitait à soumettre à une épreuve expérimentale les vues préconçues de son Ouvrage, en provoquant des naissances à l’aide de poules vaccinées pour le choléra des poules. J’avais eu cette idée avant de recevoir la lettre de M. de Candolle, mais son aimable invitation me détermina à tenter des essais, plus tôt peut-être que je ne l’aurais fait sans cela.

Je fis donc couver des œufs de poules vaccinées pour le choléra, et j’essayai ensuite de provoquer la maladie sur les poussins, à l’aide de repas infectieux, c’est-à-dire de repas de viandes de poules mortes du choléra. Cette méthode, comme je l’ai déjà fait connaître, réussit

1. Comptes rendus de V Académie des sciences , séance du 17 octobre 1881, XCIII, p. 608-609. A propos de la Note de MM. Arloing, Cornevin et Thomas « Sur la cause de l'immunité des adultes de l’espèce bovine contre le charbon symptomatique ou bactérien, dans les localités où cette maladie est fréquente ». Ibid., p. 605-608.

2. Voir, p. 471-489 du présent volume : Discussions sur la variole et la vaccine.

3. Candolle (A. de). Histoire des sciences et des savants depuis deux siècles, suivie d’autres études sur des sujets scientifiques, en particulier sur la sélection dans l’espèce humaine. Genève, 1878, vn-482 p. in-8°. (Notes de l’Édition.)

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' ou v c h I a faire mourir les poules adultes. Les poli I s poussins rèsistcrenl ci I on aurait pu croire qu'ils avaient hérité de l’immunité de leurs, pareil! i. Toutefois, avanl de se prononcer sur ce point (qui est vrai peut-être, ce que je ne juge pas eu ce moment), il fallait répéter la même ('preuve sur des poussins de même Age, mis d’o'iifs de poules non vaccinées. Or, ces derniers poussins résistèrent, comme les precedents, aux repas infectieux.

Je dois ajouter que la contagion avait lien sur les jeunes poussins de ; deux sortes, quand ou la pratiquai! par piqûres a la peau.

Itans les maladies liumaines, ou peu! observer des faits de même ordre I ai lièvre typhoïde, par exemple, l'ail bien plus de. victimes chez, les adolescents que clic/, les jeunes enfants.

LETTRE A M. LE PRESIDENT DE LA SOCIÉTÉ D’AGRICULTURE DE MELUN] [l).

Monsieur,

Six mois se sont, écoulés depuis I expérience de Pouilly-le-Fort. Ne jugeriez-vous pas utile de consacrer 12 des 24 moutons vaccinés a faire une première épreuve de la durée de leur immunité, en les soumettant a une inoculation très virulente, comparativement à des moutons neufs ? Vous auriez encore en réserve 12 vaccinés d un an pour l’épreuve du pacage sur les fosses au mois de mai ou de juin. Comme il faudra associer sur les fosses un nombre de moutons neufs, égal à celui des vaccinés, l’encombrement du petit enclos des fosses’ sera moindre avec 24(12 et 12) qu’avec 48 (24 et 24). On pourrait egalement inoculer 2 des vaches vaccinées et 2 vaches neuves. Il m< semble qu’il n’y aurait que des avantages et un surcroît d’informations a apporter ce changement à notre programme 2j.

[OBSERVATIONS (3

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