‹ Œuvres de Pasteur (volume 2)Chapitre 117 sur 299 · Kocn (R.). Loc. cit., p. 53-57. (JSotes de l’Édition · texte numérisé non relu

Kocn (R.). Loc. cit., p. 53-57. (JSotes de l’Édition

maladie qui venait d’être nettement caractérisée le nom que lui avaient donné ceux à qui l'on devait la connaissance des propriétés fondamentales du microbe qui l’engendre?

Notre septicémie est-elle bien la maladie dite de la vache par le docteur Davaine? Je ne l’ai point vérifié par des épreuves directes. Cela paraissait être, puisque MM. Jaillard et Leplat qui, en définitive, l’ont signalée les premiers, tout en méconnaissant sa véritable nature, l’avaient obtenue à l’aide d’un sang charbonneux venant d’une vache morte spontanément, à Chartres, du sang de rate. De même, M. Paul Bert l’avait vue dans les mêmes conditions. Toutefois, dans une des réunions tenues dans mon laboratoire par la Commission de l’Académie de médecine nommée sur ma demande, le 1er février 1881 (*), lorsque je mis sous les yeux de la Commission des cobayes morts de la septicémie décrite dans les Notes de 1877 à 1878, que j’ai déjà mentionnées, je demandai au docteur Davaine, qui était un des membres de la Commission, s’il reconnaissait là la septicémie qu’il avait étudiée. « Non, me répondit M. Davaine, je n’avais pas ces inflammations intenses de tous les muscles de l’abdomen, des bras et des cuisses. » Ceci n’intéresse en quoi que ce soit l’exactitude de nos études sur la septicémie aiguë, si facile à caractériser par ses origines, puisqu’on la trouve invariablement, par exemple, dans un cadavre d’animal charbonneux de mouton, de préférence), naturellement associée au charbon quand le cadavre a été abandonné à lui-même pendant 15 à 30 heures, suivant la température extérieure. Le procédé de 51. Davaine pour obtenir la septicémie qu’il a décrite n’avait pas la même certitude, comme je l’ai déjà fait remarquer autrefois quand, avec les conseils de M. Davaine luimême, j’avais essayé de reproduire la septicémie à l’aide de sang de bœuf abandonné dans une étuve pendant un temps variable. Quoi qu’il en soit, il serait fort à désirer que M. Davaine fixât, par la nature du microbe de la maladie, la maladie qu’il a étudiée.

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