Voir p. 275-278 du présent volume. (Note de l’Édition
s’indigne même qu’en Allemagne « elle ait eu des admirateurs ( ) ».
Quoi de mieux démontré cependant que le rôle des vers de terre, et quelle suite logique dans les démonstrations!
Tout d’abord nous reconnaissons que des spores de bactéridies ajoutées aux aliments peuvent faire périr des moutons, mais pas en totalité, même lorsque les repas sont répétés.
Nous constatons ensuite que les lésions chez nos animaux morts sont celles des animaux morts spontanément.
L idée se présente alors naturellement que le charbon spontané peut être dû à des contagions par spores, répandues sur les aliments, au parcage ou dans l’étable ; 1 idée aussi se présente également de la nécessité de rechercher quelle pouvait être l’origine de ces spores.
La première étude expérimentale consistait évidemment à rechercher si ces spores ne pouvaient provenir des cadavres charbonneux enfouis dans les champs.
Alors on démontre en premier lieu que du sang charbonneux, répandu sur de la terre arrosée d’urine, s’y cultive et donne très promptement des spores; puis on constate la présence des spores charbonneuses a la surface des terres des fosses et leur absence partout ailleurs; a trois reprises, en deux ans, on trouve des spores de charbon dans la terre de la surface d’une fosse où on avait enfoui une vache entière non dépecée.
Enfin, on constate que la terre autour d’un cadavre charbonneux enfoui depuis deux ans est remplie de spores du parasite du charbon. J ai expliqué comment cela pouvait avoir lieu, quoique jamais les spores ne se forment dans le cadavre. (Voir Bulletin de V Académie de médecine , novembre 1879 (1 2).)
Mais la terre est un filtre puissant, même pour les germes les plus ténus, comme l'avaient démontré nos expériences antérieures (Pasteur et Joubert) sur la pureté absolue des eaux de source (3). Comment donc peuvent remonter à la surface des fosses les germes charbonneux?
Chose intéressante, dans nos recherches sur la présence des germes du charbon dans la terre de la surface des fosses, pour faciliter les décantations de nos terres mises en suspension dans l’eau et afin de recueillir les particules les plus petites, nous avions eu recours