Koch (R.). Loc. ait., p
2. Voir , p. 232-238 du présent volume : Étiologie du charbon ; et p. 238-241 : Étiologie du charbon.
3. T oir, p. 467-469, tome II des Œuvres de Pasteur : Sur les germes des bactéries en suspension dans l’atmosphère et dans les eaux, avec la collaboration de M. Joubert. (Notes de l'Édition .)
aux excréments des vers de terre. Cette circonstance nous suggéra l’idee de s’assurer si ces excréments n’étaient pas précisément les auteurs du transport des germes des profondeurs à la surface. Les expériences les plus précises, les plus multipliées donnèrent raison à cette vue préconçue. Bien plus, par l’emploi de certains antiseptiques qui s’opposent au développement de la foule de germes de microbes d’espèces variées que renferme la terre, nous avons réussi, tout en respectant la germination des germes du charbon, à cultiver les excréments des vers de terre et à en faire sortir de belles cultures de la bactéridie à l’état de pureté. Les préceptes les plus simples ont pu être édictés en toute connaissance de cause pour la prophylaxie de la terrible affection, à la suite de cet ensemble de faits si logiquement déduits. Combien tout cela a laissé loin les quelques vues émises par Koch au sujet de l’étiologie du charbon! Depuis la découverte des spores du charbon parle docteur Koch, on ne pouvait avoir que des vues a priori , au sujet de leur rôle dans l’étiologie. En reconnaissant pour la première fois clans mes Etudes sur la maladie des vers à soie l’existence de spores dans des vibrions (*), j’avais prouvé que la poussière de ces germes conservait sa vitalité et son pouvoir de germination pendant plusieurs années. Cette circonstance devait suggérer la pensée qu’il en serait de même des spores charbonneuses; mais là s’arrêtaient les conjectures.
En résumé, pas une des critiques du Recueil allemand de 1881 qui renferme les travaux du docteur Koch et de ses élèves ne reste debout. Ces critiques n’ont fait que mettre en lumière une foule d’erreurs et d’inexpériences de leurs auteurs.
1. Voir, p. 153-154, 207 et 231-232, tome IV des Œüyres de Pasteur. (Xote de l'Édition.)
[OBSERVATIONS