‹ Œuvres de Pasteur (volume 2)Chapitre 151 sur 299 · Guérin (J.). Ibid., p · texte numérisé non relu

Guérin (J.). Ibid., p

3. Ibid., séance du 27 juillet 1880, 2° sér., IX, p. 754-155 ; M. J. Guérin : Je ne vois pas qu’il soit dans les usages de l'Académie d’accueillir des Communications dans lesquelles on fait connaître des résultats d’expériences obtenus par des méthodes ou des procédés dont les auteurs gardent le secret...

M. Bouley : M. Pasteur en a agi de même à l’occasion de son procédé de vaccin pour le choléra des poules.

M. J. Guérin : Il n’y a pas lieu de s’occuper des personnes. Le précédent invoqué par

M. J. GuÉiî i n : Ce n'est pas moi qui ai qualifié de remède secret le procédé de vaccination tenu secret par M. Pasteur. J’ai dit, en effet, que cette manière de procéder n’était pas plus correcte que celle employée par M. Toussaint... Je n’admets pas, en effet, les motifs qu’il persiste à donner à ses réticences... Mais il y a un inconvénient bien plus direct à la manière de faire de M. Pasteur. Sa grande position, son autorité légitime, ont donné à son annonce de la vaccine des poules un tel retentissement, une telle créance, que tout le monde a cru la découverte de notre collègue bien publiée, bien connue et parfaitement efficace. Ainsi, j ai lu dans un journal, que je n’ai pas sous les yeux, que le Ministre de l agriculture et du commerce aurait adressé une circulaire aux comités agricoles pour recommander les idées et les conseils de M. Pasteur et annoncer sa découverte du vaccin des poules. Si bien qu’une fermière de mon voisinage, dont la basse-cour a subi de grandes pertes, est venue me demander du vaccin pour empêcher le restant de ses poules de mourir.

M. Pasteur : Le ministre n’a fait aucune circulaire de ce genre. C’est une erreur.

M. J. Guérin : L’article du journal et la demande de ma fermière n’en existent pas moins. Je m’engage a donner le titre du journal et le texte de la circulaire.

Quand il s’agit d’une découverte de l’importance de celle deM. Pasteur, il n’a pas le droit de la garder plus longtemps secrète. Je le prie donc derechef de nous en faire la confidence.

M. Pasteur : Vous n’avez pas le droit de m’adresser cette demande.

M. J. Guérin : Puisque M. Pasteur refuse de répondre à ma question, je répondrai à la sienne.

M. Pasteur prétend qu’en affirmant l’existence comme fait de la variole des animaux, j’ai confondu deux choses : un fait objectif, la variole humaine, avec un fait subjectif, une simple opinion, une hypothèse : la variole des animaux.

M. Pasteur vient de soulever une question de la plus haute importance, une question de pathologie générale et spéciale, pour laquelle, je lui en demande bien pardon, il aurait été bon qu il lût plus initié.

M. Pasteur : Je suis ignorant. La clinique ! La clinique !

M. Bouillaud : ... Donc, par voie d’induction ou de déduction, la variole de l’homme et le horse-pox et la vaccine de la vache, à la forme et au degié près, ne sont qu une seule et même maladie, sous le rapport de leur nature, je le répète : car, s’il en était autrement, la vaccine et le horse-pox ne poui-

M. Bouley ne me parait pas plus correct que celui de M. Toussaint. ( Notes de l hdi tion.)

.laient pas, comme cela est universellement admis, produire, sous la forme de vaccine, la variole humaine, et, dans une certaine mesure, en préserver.

M. Pasteur : Je répète que je suis parfaitement d’accord avec M. Jules Guérin sur ce point que le vaccin humain est le produit du cow-pox et du horse-pox transmis à l’homme. Mais, dans tout cela, il n’est pas question des rapports du virus vaccin et du virus varioleux, et cela seul est en discussion.

M. J. Guéiiin : Le cow-pox et le horse-pox sont la variole des animaux; je mets au défiM. Pasteur de nous montrer une seule expérience qui prouve «pie la vaccine est autre chose que la variole des animaux inoculée à l'homme.

M. Pasteur : Mais encore une fois parlez-nous donc des rapports de la variole humaine et de la vaccine, puisque votre prétention, le 29 juin (1), a été de les connaître, et que depuis ce jour-là vous m’attendez pour me confondre. Or, vous ne faites que répéter que la vaccine est la vaccine. Il s’agit de la variole et de la vaccine. Vous ne discutez pas ; vous équivoque/, sans cesse.

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