Ibid., p
elle sera toujours plus faible que celle des sommes engagées dans un établissement dont le personnel, nécessairement très choisi, coûtera fort cher, surtout si l’on considère la continuité obligée du travail et la responsabilité encourue.
Dans ces diverses occurrences, faut-il réclamer le concours de l’Etat ou de la Ville de Paris, pour une installation complète ? Je ne le pense pas, excepté peut-être pour une concession de terrains ou une indemnité annuelle. Dans tous les cas, l’établissement de Paris sera, au début et pour quelques années, un établissement international, et il est juste peut-être que les étrangers participent aux frais de l’établissement français.
Déjà une somme de 6.000 francs et une autre somme de 40.000 franos m’ont été adressées par M. Boinod, exécuteur testamentaire de Mme Dagnan, et par M. le comte de Laubespin. Je leur offre ici l’hommage public de ma gratitude.
Le Gouvernement, dont l’Académie a le bonheur de posséder le plus éminent de ses représentants (*), voudra sans doute prêter son appui moral à la souscription dont je parle, dont le succès serait dès lors tout à fait assuré.
M. de Freycinet demande la parole et s’exprime comme il suit (1 2) :
Monsieur le Président,
Je ne crois pas trop m’avancer en donnant à F Académie l’assurance que le Gouvernement s’associera avec empressement à l’œuvre si grandiose et si humaine que poursuit M. Pasteur.
M. Bertrand propose qu’une Commission soit chargée d’aviser aux mesures à prendre pour hâter, autant que possible, la réalisation des vœux exprimés par M. Vulpian et par M. Pasteur.
Cette Commission se composera de MM. Gosselin, Vulpian, Marey, P. Bert, Richet, Charcot, Jurien de la Gravière, Bertrand, de Freycinet.