Voir p. 870-878 du présent volume. ( Note de l'Édition
MALADIES VIRULENTES
Dans ce discours, M. Pasteur n’a pas manqué de rappeler avec un grand sentiment de la justice, comme il l’a toujours lait dans ses Communications académiques, le concours si dévoué que lui ont apporté les deux jeunes savants, MM. Chamberlain! et Roux, qu’il a associés à ses recherches.
La place si honorable qu’il leur a donnée dans son discours de Londres, je veux la leur conserver ici, car il n’est que juste d’associer à la gloire du Maître ces deux jeunes hommes si pleins de son esprit qu’après avoir été ses disciples ils ont mérité 1 honneur de devenir ses collaborateurs.
MALADIES VIRULENTES
LE CHARBON ETj LA VACCINATION CHARBONNEUSE D'APRES LES TRAVAUX RÉCENTS DE M. PASTEUR,
PAR CH. CHAMBERLAND.
Ce livre de 316 pages in-8° (Paris, 1883, Tignol, éditeur), écrit par Ch. Chamberland, directeur du laboratoire de Pasteur, a pour préambule les lignes suivantes (Noie de V Edition ) :
A mon illustre Maître M. L. Pasteur,
Membre de l’Académie française et de l’Académie des sciences
Vos récents travaux sur le charbon et la vaccination charbonneuse ont une importance si considérable au point de vue scientifique, et sont appelés a rendre de tels services à l’agriculture, que de toutes parts on vous a exprimé le désir de les voir réunis et coordonnés.
Vous avez bien voulu me charger de cette tâche.
J ai attendu, pour l’entreprendre, de connaître les résultats fournis par la pratique de la nouvelle vaccination. Ces résultats sont aussi satisfaisants qu’on pouvait l’espérer des premiers efforts tentés pour en répandre l’application.
Les statistiques dressées par MM. les vétérinaires, sur les indications des cultivateurs eux-mêmes, 11e laissent pas de doute à ce sujet.
Mon travail se divise en deux parties :
La piemière traite du charbon, de son étiologie, et des mesures à prendre pour éviter la propagation de la maladie.
La deuxième rend compte des expériences publiques de vaccinations charbonneuses laites en h rance et à l’étranger, ainsi que des résultats pratiques obtenus à la fin de l’année 1881 et à la fin de l’année 1882.
, ^P1 ®s avoir reproduit in extenso les Notes que vous avez communiquées à
1 Académie des sciences ou aux autres Sociétés savantes, je me suis attaché à être un narrateur fidèle des résultats consignés dans les rapports des Sociétés d’agriculture et dans les notes de MM. les vétérinaires.
Au moment de livrer ce travail à 1 impression, mon premier devoir est de vous remercier de la confiance que vous m’avez témoignée. Elle m’impose une nouvelle dette de reconnaissance qui s’ajoute à celles, si nombreuses déjà, que j’ai contractées envers vous, depuis que vous m’avez fait l’honneur de m’admettre cà travailler sous votre haute et bienveillante direction.
Veuillez agréer, Monsieur et cher Maître, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.
17 janvier 1883.
Ch. Chamberland.
Mon cher Chamberland,
Paris, 18 janvier 1883.
Vous étiez naturellement désigné pour la mise en œuvre d’études auxquelles vous avez pris, avec M. E. Roux, une large part.
Cette publication contribuera à éclairer les agriculteurs et réduira à leur juste valeur les contradictions qui se sont produites et qui sont inséparables de toutes les découvertes nouvelles.
Agréez l’assurance de mes très affectueux sentiments.