TRAVAUX DE G II AM B E R LAN D , ROUX ET STRAUS SUR LE CHARBON
Chamberland (Ch.) et Roux (E.). — Sur l’atténuation de la virulence de la bactéridie charbonneuse, sous l’influence des substances antiseptiques. Comptes rendus de l’Académie des sciences , XCVI, 1883, p. 1088-1091.
Chamberland (Ch.) et Roux (E.). — Sur l’atténuation de la virulence de la bactéridie charbonneuse et de ses germes, sous l’influence des substances antiseptiques. Présenté par M. Pasteur. Ibid. , p. 1410-1412.
Roux (E.). — De l’action de la chaleur et de l’air sur les spores de la bactéridie du charbon. i innales de l’Institut Pasteur, 1887, p. 392-399 (fig.).
Roux (E.). — De l’action de la lumière et de l’air sur les spores de la bactéridie du charbon. Annales de l’Institut Pasteur, 1887, p. 445-452.
Roux et Chamberland. — Vaccination des lapins contre le charbon. Annales de V Institut Pasteur, 1887, p. 513-517.
Roux et Chamberland. — Sur l’immunité contre le charbon, conférée par des substances chimiques. Annales de l’Institut Pasteur, 1888, p. 405-425.
Roux (E.). — Bactéridie charbonneuse asporogène. Annales de l’Institut Pasteur, 1890, p. 25-34.
Straus (I. j. — Le charbon des animaux et de l’homme (Leçons faites à la Faculté de médecine de Paris). Paris, 1887. Progrès médical, et A. Delahaye et E. Lecrosnier, 223 p. in-8° (4 fig. et 1 pi.) j1].
( Notes de V Edition.)
1. Ce livre fut écrit au moment où Straus fréquentait le laboratoire de Pasteur. ( Note de l'Édition.)
COMMUNICATIONS INÉDITES FAITES PAR PASTEUR AU CONSEIL D’HYGIÈNE PUBLIQUE A PROPOS DU CHARBON
[A PROPOS D’UN CAS DE PUSTULE MALIGNE] (i)
(M. Bouchardat ... rend compte qu’il a visité, à l’Hôtel-Dîeu, un individu atteint de pustule maligne et aujourd’hui convalescent; la cautérisation avait été pratiquée immédiatement et avec un succès complet.)
M. Pasteur fait connaître au Conseil, à propos de cette guérison, que de très récents travaux viennent de le mettre peut-être sur la voie d’un procédé thérapeutique autre que la cautérisation. Nous avons reconnu, dit-il, MM. Joubert, Chamberland et moi, que les bactéridies ne peuvent se développer qu’à une température inférieure à 44° centigrades. Il y a des animaux (des poules, par exemple) auxquels il est à peu près impossible de donner le charbon, et nous sommes assurés que cette immunité est le résultat de leur température élevée. Si, en effet, après avoir inoculé le virus à une poule, nous abaissons de quelques degrés la température de son corps en la plongeant dans 1 eau, elle mourra au plus tard le lendemain, le corps rempli de bactéridies. Nous avons pensé à arrêter le développement des bactéridies chez d’autres animaux, par exemple chez les lapins, par une élévation factice de leur température. Nous n’avons pas toujours réussi jusqu’à présent, l’animal succombant par suite même de cette exagération de température. Mais comme je le disais en commençant, peut-être sommes-nous, malgré cette difficulté, en présence d’un moyen thérapeutique, et nous continuons nos recherches dans ce sens.
1. Extrait des registres des délibérations du Conseil d’hygiène publique et de salubrité, à la Préfecture de la Seine (inédit), séance du 29 mars 1878.