‹ Œuvres de Pasteur (volume 2)Chapitre 261 sur 299 · Voir p. 761 et suivantes · texte numérisé non relu

Voir p. 761 et suivantes

2. Frisch (von). Die Behandlung der Wuthkrankheit. Wien, 1887, in-8°.

3. Renzi (E. de) et Amoroso (G.). La profilassi délia rabbia secondo il inetodo del prof, l’asteur. Rivista clinica e terapeuticci, IX, 1887, p. 6-13. — Ricerclie sperimentali sulla rabbia. Ibid., p. 57-64.

4. Abreu (E.). O ravia. Lisboa, Impr. nacional, 1886, 301 p. in-8° (pl.). [Notes de l’Édition.]

M. Vulpian et moi (*), à M. Peter. Je pourrais les reproduire, car ils n’ont rien perdu de leur valeur; mais six mois se sont écoulés, et le Rapport de la Commission anglaise d’une part, d’autre part des expériences et des faits nouveaux ont profondément changé le terrain de la discussion.

J’étudierai successivement les faits expérimentaux, la clinique et la statistique.

Expérimentation. — Les expériences sur lesquelles M. Peter s’appuyait étaient erronées. Celles de M. von Frisch sont entachées d’erreurs graves, et vous connaissez la réfutation que M. Pasteur en a faite dans une Lettre adressée à la Société impériale et royale des médecins de Vienne (2). M. Pasteur reproche a M. von Frisch d’avoir laissé s’altérer entre ses mains le virus vaccinal qu il lui avait confié. M. von Frisch, en effet, sur vingt-six lapins de contrôle n’a retrouvé que d’une manière exceptionelle le virus des inoculations préventives. « Ces faits, dit M. Pasteur, ruinent non seulement les expériences dont il s’agit, mais encore ils ébranlent toute confiance dans le travail entier du Dr von Frisch. »

Voici maintenant l’opinion de M. le D1' Gamaleïa, directeur-adjoint du laboratoire bactériologique d’Odessa, sur les expériences de M. von Frisch (3).

« Ainsi M. Frisch vaccine par la méthode intensive des animaux qui meurent souvent après une durée d’incubation de 3, 4, 5 et 6 jours, inconnue dans la rage, et il part de ces échecs pour accuser la méthode dètie dangereuse. Mais il n oublie qu’une chose : démontrer que ces animaux sont morts rabiques. 11 n’y avait pas de virus rabique à durée d’incubation fixe dans les bulbes de ces animaux morts à la suite de vaccination intensive, puisque les lapins trépanés et inoculés avec ces bulbes meurent après des durées d’incubation de 0, 1, 3 jusqu’à 38 jours.... Tous ces accidents ne peuvent provenir que d’un défaut grave de la technique ou d’une impureté quelconque introduite dans le liquide d’infection rabique. » Et M. Gamaleïa conclut : « Je répète donc que la méthode de M. Pasteur ne saurait être rendue responsable des « triomphes » de M. Frisch sur les animaux vaccinés par la méthode intensive, et que le travail de ce savant, au lieu de donner un « prestige nouveau à 1 école de Vienne Q) », fournit un enseignement beaucoup plus modeste, à savoir que, pour le succès de la vaccination antirabique, il est indispensable de se servir de virus rabique pur. »

Que dire des expériences de MM. de Renzi et Amoroso, sinon quelles sont encore plus défectueuses que celles de M. von Frisch. Leur réfutation a paru dans les Annales de /' Institut Pasteur (5). Quant au médecin portugais [M. Abreu],

i • sc?ssi04fu!’ la vaccination antirabique. Bulletin de V Académie de médecine, séance du 18 janvier 188/, 28 ser., XVII, p. 72-120; et p. 797-832 du présent volume.

Page 1