MESURES CONTRE LES CHIENS ERRANTS
M. L. Colin insiste vivement sur 1 urgence des mesures réclamées contre les chiens errants.
M. Pasteur s’associe au vœu formulé par M. L. Colin. Il constate que le nombre des cas de rage canine augmente de jour en jour dans le département de la Seine; par suite, celui des personnes mordues devient de plus en plus considérable. Il s’en est rendu compte à son Laboratoire où le nombre des personnes traitées pendant le 1er trimestre de 1888a doublé comparativement au chiffre des traitements pendant la période correspondante de 1887. Il ajoute qu’environ la moitié des personnes traitées à son Laboratoire ont été mordues soit à Paris, soit dans le département de la Seine; d’où il résulte que les cas de rage sont plus nombreux que partout ailleurs dans le ressort de la Préfecture de police.