Le Fort (L.). Ibid., p
4. SêDii.uot (G.). De l’influence des découvertes de M. Pasteur sur les progrès de la chirurgie. Comptes rendus de l'Académie des sciences, LXXXVI, 1878, p. 634-640. ( Notes de l’Édition.)
MALADIES VIRULENTES
gien, la théorie dite des germes peut expliquer les succès comme les revers en chirurgie.
Je ne me permets pas de juger les réflexions de M. Sédillot, mais j’en constate l’existence, et j’oserais dire que M. Léon Le Fort et M. Sédillot seront bien près de s’entendre lorsque le contage sera défini.
DISCUSSION {Suite) [*]
M. Pasteur (2) : Y a-t-il, dans l’état actuel de la science chirurgicale, des preuves certaines de l’existence d’infections purulentes primitives et spontanées ?
Si ces preuves existent, y a-t-il des preuves certaines qu’il peut naître, de telles infections purulentes primitives et spontanées, des infections purulentes secondaires .J
Je ne juge pas. Je veux m instruire et je prends la liberté d interroger mes savants collègues.
Toute la théorie des germes n’est pas là, mais elle y est pour une grande part.
M. J. Guérin : En s’adressant à tous les chirurgiens de la Compagnie, M. Pasteur me permettra de me considérer comme un de ceux qu’il interroge.
M. Pasteur nous demande s’il existe dans la science un seul lait certain de développement spontané de l’infection purulente. Je 11e puis que lui signaler ceux contenus dans le travail que je viens de lire devant 1 Académie (1 2 3)... Que notre collègue veuille bien prendre la peine de consulter ce travail, il y trouvera de quoi satisfaire à sa question.
M. Pasteur : Ce sont des faits établis par induction; ils n’ont pas à mes yeux le caractère de certitude de ceux fournis par 1 expérimentation.
Dans les cas cités par M. J. Guérin, il n’est pas démontré que le ferment morbide n’ait pas été introduit par la voie intestinale ou les poumons.
1. Bulletin de l'Académie de médecine, séance du 26 mars 1878, 2e sér., VII, p. 289-31!). — Ont pris part à la discussion dans cette séance : Jules Guérin et Pasteur.