OBSERVATIONS RELATIVES AU PHYLLOXERA
Rien de plus net que ce que vient de dire M. le Secrétaire perpétuel. Je demande seulement la permission de présenter à cette occasion un vœu qui ne se rattache qu’indirectement aux conclusions formulées par M. Dumas et qui sont indiscutables.
Le fait du développement d’un mycélium filamenteux à la surface des racines de la vigne me paraît avoir un grand intérêt. Ce mycélium, il est vrai, nuit à la vigne; mais dans quelle mesure, comparativement au phylloxéra, et ne pourrait-on pas en découvrir un autre, d’une espèce voisine, par exemple, qui tout en vivant sur les racines ne les détruirait pas, ou incomplètement du moins ? Or, un tel mycélium serait probablement un des meilleurs ennemis du phylloxéra, avec cet avantage que le phylloxéra transporterait dès lors avec lui la cause de sa destruction. C’est une loi naturelle, pour ainsi dire, tant elle est générale, qu’un parasite nuit à un autre parasite. A tort ou à raison, je crois que, par le parasitisme, on pourrait arriver à détruire le phylloxéra. J’ai déjà proposé de tenter de lui communiquer les corpuscules de la pébrine. En conséquence, j’ose adresser ce vœu à l’un des délégués de l’Académie pour l’étude du phylloxéra : rechercher, d’une paît, ce qui arriverait à une vigne phylloxérée sur laquelle on
1. Nous avons supprimé quelques lignes précédant cet alinéa, en raison des errata commis par le secrétaire des séances. [Note de l’Édition.)
2. Comptes rendus de V Académie des sciences, séance du 30 novembre 1874, LXX1X, p. 1233-1234.
MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES
ferait vivre le mycélium des vignes de Cully et ce qui arriverait, d’autre part, à une vigne non encore phylloxérée sur laquelle on déposerait simultanément les deux parasites, le phylloxéra et le mycélium dont il s’agit.
OBSERVATIONS