COEFFICIENTS
La première condition pour qu’on puisse compter sur 1 exactitude de ce mode d’opération, c’est qu’un liquide agité à 1 air pendant une minute, comme il a été dit plus haut, se sature exactement d oxygène, c’est en effet ce qui a lieu : en dosant l’oxygène de diverses portions d’un liquide ainsi traitées, on a toujours obtenu les mêmes nombres cà près de leur valeur.
A la vérité, l’oxygène dissous en quantité variable dans le liquide de la partie du tube eô, ainsi que 1 oxygène absorbé pendant la manipulation du liquide à l’air, 'constituent autant de causes d erreur. Mais
1. Pour 'peu que le moût ou la liqueur à essayer ne soit pas parfaitement neutre, les nombres n et n" diffèrent; si elle est acide si elle est alcaline n<V n , ce seiait même la
un moven très exact de doser l’acidité ou l’alcalinité d’un liquide coloré quelconque.
l’expérience a prouvé que ces causes d’erreur sont insignifiantes tant qu’on opère sur un liquide dont l’aération n’est pas très éloignée du point de saturation, et dans lequel le coefficient de solubilité de l’oxygène ne s’éloigne pas trop du coefficient de solubilité de ce gaz dans beau : dans ces conditions, on a toujours trouvé pour un même liquide et l’eau distillée saturée, placés dans les mêmes circonstances, un rapport constant à ^ près de sa valeur.
Si, au contraire, on opère sur un liquide qui ne dissout qu’une faible proportion d’oxygène, ces causes d’erreur peuvent avoir une grande influence, et il faut les supprimer : on traite le liquide soumis à l’expérience, à l’abri de l’air, en le faisant passer directement par aspiration du vase qui le contient dans la pipette H portant une jauge de 50 centimètres cubes, et de celle-ci dans le flacon E en mettant cette pipette à la place de la boule a \ enfin, avant de placer la pipette, on fait écouler par pression dans le tube eb une petite portion du liquide du flacon amené exactement à la teinte jaune, de façon à éviter la cause d’erreur provenant de l’air dissous dans le liquide de ce tube.
On peut encore faire écouler directement le liquide, dont on veut doser l’oxygène, du vase qui le contient dans le flacon E; le reste des opérations s’exécute comme il a été dit plus haut.
G est par cette méthode qu’on a dosé l’oxygène dissous à saturation dans le moût de bière. Voici les principaux résultats obtenus par M. Raulin :
1° Aux diverses pressions, le rapport des quantités d’oxygène dissous dans 1 eau et dans le moût est constant, toutes choses égales d’ailleurs ;
Ce rapport a été trouvé égal à 1,20 pour du moût et de l’eau saturée d air à la pression ordinaire, et à 1,24 pour du moût et de l’eau saturée dans l’oxygène pur ;
2 Le rapport du coefficient de solubilité de l’oxygène dans l’eau au coefficient de solubilité de 1 oxygène dans le moût est à peu près constant aux diverses températures de l’atmosphère ; cependant il augmente légèrement quand la température diminue.
Ce rapport a été trouvé égal à
TEMPÉRATURES
IJn autre moût a donné les résultats suivants :
ÉTUDES SUR LA BIÈRE
TEMPÉRATURES
3° Le rapport des quantités d’oxygène dissoutes dans l’eau à celles dissoutes dans le moût augmente avec la concentration du moût.
En évaporant un mêjng moût à divers degrés de concentration, et le saturant ensuite d’air à la même température, on a obtenu les nombres suivants pour le rapport en question :
Moût faible .........
Même moût évaporé à moitié » réduit aux l ■ ■ ■
» réduit à i . . . .
4° Des moûts de diverses origines, mais ayant même densité et même température, saturés d’oxygène, contiennent toujours à très peu près la même quantité de ce gaz.
Deux portions d’un même moût, agitées l’une à chaud, l’autre à froid avec de l’air, abandonnées ensuite à elles-mêmes pendant quelque temps, puis saturées d’air à la même température, ont donné le même nombre 1,22 comme rapport de l’oxygène de l’eau à celui du moût.
Divers moûts de même densité, saturés à la température de 15°, ont donné les rapports suivants :
Moût conservé dans un flacon avec de l’air pendant 1 an
et 7 mois. Rapport . 1,140
Moût récemment préparé. Rapport . 1,142
Moût conservé en bouteilles sans air pendant 1 an et
8 mois, aéré pendant 18 jours. Rapport . 1,142
Moût évaporé à siccité et repris par l’eau. Rapport . . . 1,126
5° La solubilité de l’oxygène dans le moût ne diffère pas beaucoup de la solubilité de l’oxygène dans de l’eau sucrée de même densité.
On a opéré sur une solution de sucre d’une part, et de 1 autre sur du moût plus ou moins étendu d’eau, et à la même température de 11°. On a trouvé les nombres suivants pour le rapport de solubilité:
Marquant 17°, 9 Balling » 14 »