‹ Œuvres de Philippe Desportes (volume 2)Chapitre 120 sur 155 · LA FOY · texte numérisé non relu

LA FOY

• Allez, mes chevaliers, marchez à la bonne heure. Je vous suivray partout : ma plus chère demeure Sera dedans vos cœurs pleins de ma deïté. Pour avoir constamment gardé la foy promise, Je vous ay reservez à si haute entreprise, Ornant de ce laurier vostre fidélité.

f E CIICELR DE TOUS LES FLAMINSS.

Dames, qui par vos yeux ixtmpez tous les ombra<;es, Changeant la nuict en jour, esclairez leurs courages, Et de vos doux regards animez leur valeur. Rien ne leur donne crainte, ayant ceste nssistancr ; Sinon peu leur "vaudra leur fldelle constance. Si vous n'en faites cas, la foy n'est que malheur.

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