LA NUIT
Hors de mon humide séjour, Ennemy du bruit et du jour.
Je sors, des dieux la plus aisnée, Avec mes astres argentez, Pour voir vos divines beautez, Honorant un saint hymenée.
Paisible en mon char, je conduis Le sommeil, charmeur des ennuis, Le repos et l'oubly des paines, Afin qu'en tout contentement Vous puissiez passer doucement De ce soir les heures soudaines.
Et qui rend aujourd'hui k1 conilantee Le» remines, Qu< ICB flou et les venu WDt beaucoup pliu conslan^.
l'autre estoit de deui eœara une union parfait», Que l'oublieuse moii n'eustsceu rendre desraitei L'oubly, »ur celuj-cj, d'heure en heure est vainqueur. L'autre é un but uns plus addmioit son attente: Qudle amour maintenant d'un objet est contente? Selon le tani qui court, c'est n'avoir point de cceur.
4nssi (Mur tant de biens comblant rhnmaïne vie, Tant d'eatroi tes faveurs dont l'ame pstoil ratie, l<i> drsire mutuels, de doux lingutsuemcni'. Ce ne sont aujourd'hui que trompeuses caresses, Peints regards, (éinls soupirs, peu certaines prompsien, Paniers dissimulei, mespris et changemens.
Plus d'amour véritable en la terre n'habite, Il n'; a plus d'amant qui ce beau nom merlip. Tel tiltre à t'advenir ne doit Ftlre permis ; t'jr. puis que leur dosir A loule heure varie. Et que leur dernier but n'est lien que tiximperie.
Pour maintenir à tous ce qu'avons r<it entendre, Qu'il n'y a plus d'amour n; de vrais amoureui; At\a que telle erreur n'ahuse plus les dames, El qu'on s'aille mocquant des glsfons et des (lames De tant d'esprits légers, A crédit langoureui-
Donc. si quelqu'un de ceui qui se donnent la gloire rfaimer parliitement, et qui le tant accroire, Demeure en son erreur folemenl endurci, Qu'il s'avance au combat, plein du dieu qui le donte, *nn qu'un de nous trois face voir à sa hcûite Qu'Amour est mort du tout et les amans aussi.
POLH hk HitSOUARjlDE DRS CIIEVALIERS FinEU.F.S
MASQUARADSS. 461
Kt par qui ce ;;i-and tout en devoir est terni , Favorise et conduis, ô ileesse immortelle ' Geste troupe guerrière, amoureuse et Ûdelk'. Ce sont neuf chevaliers dévots à ton servie»», Qu'un despit généreux de l'humaine malice D'un des coings de la terre a conduis en ces lieuv. Amour est le sujet de leur juste querelle : Us ne sçauroient souffrir que l'audace mortelle Le conduise en triomphe à la honte des dieux. Aide un si beau dessein, fortune leur prouesse Et délivre un grand dieu, toy, plus grande deesso.