DE TIMOLEON DE COSSÉ
C MTE IlE BRISSAC *
0 murl ! contente toy ! Ton char est lioiioi (': D'une riche despouille et de trop belles armes ; Tu peux bien t'assouvir, si tu te pais de larmes ; Héros ne fut jamais si justement pleuré.
Mars ne doit désormais se tenir asseuré, Ains redouter craintif et fuir les allarraes, Voyant devant ses yeux, entre mille gensdaniies, Le jeune Mars gaulois palle et défiguré.
Mais, las! que sçay-je, moy, si Mars, esmeu d'en vit-, A point forcé la mort à le priver de vie! 0 Mars, s'il est ainsi, tu t'es bien abusé!
Car, s'il a rempoçté tant d'honneur sur la ferre. Or' qu'il est immortel, il sera plus prisé, El sera révéré comme dieu de la guerre.
' Ce jeune «eigueur, d'une bravoure intrépide, fut tué au siège de Mu* cidan« en Périgord, le 28 avril 1569, à l':ige de vingt-six ans. De là les justes regrets auxquels Desportes servit d'interprt-te. Il était né en 1S4S et servit de compagnon, pendant son enfance, à Charles IX, qui, devenu roi, le lit gentilhomme ordinaire de sa chambre et colonel général de l'infanterie française au delà dés Alpes. Il débuta dans la carrière «niilitaire, en 156S, au siège de Rouen, et combattit la même année pour défendre Paris. Il se^ courut Malte en 1S6S, et força les Turcii à se rembarquer, les poursuivit même jusque sur le rivage.
Ki8 ËPITAVIIES.
DE LUY-MËSME
Urissac csloit sans peur, jeune, vaillanl ut fort : Il est mort toutesfois. Passant ne t'en estonne, (îar Mars, le dieu g^uerrier, pour monstrer son ettoi I, Se prend aux plus vaillans ol aux lasches ]>ardonne.