DU SIEUR DE SILLAC
C'est eu vabi désormais que la mère nature Travaille à faire voir des ouvrages parfaits, IMis qu'ils sont par la mort si promptement défutts, Et que le plus parfait est celuy qui moins duiv.
Peintres mal avisez, qui, par vostre peinture,
qu'il ravorisait le duc d'Alenyon, il y re^ta dix-sept nioib. Uenri III lu ouvrit les portes de sa prison et lui offrit des lettres-patentes qui attesteraient son innocence. « IVouvez bon, sire, que je les refuse, ait-il ; un Cossé doit croire que personne ne Ta supposé coupable. » Il aimait la table et encore plus les femmes. Il mourut en Anjou, au mois de février 158?.
no EPITAPHES.
Faites la mort sans yeux, rerorinez vos pourtraits. Tousjours au plus beau but elle adresse ses traits, Et n'en tire jamais un seul à Tavanture,
Elle a choisi Sillac entre mille soldars, Sillac, choisi d'Amour, d'Apollon et de Mars, Et, d'un coup, de trois dieux l'attente elle a ravie.
liais, las ! elle est sans yeux, car s'elle eust veu les pieui^ Uu'ont respandu sur luy les beaux yeux de ses sœurs, Klle eust esté contrainte à luy rendre la vie.
DE CLAIDË DE BASTAKiNAY siecB D*A^TO.^
Juste postérité, qui liras la vaillance De tant de grans guerriers à jamais glorieux, Qui par le fer vainqueur se sont ouvert les cieuv, Achetant de leur sang le repos de la France,
Honore incessamment l'heureuse souvenanct^ Du vaillant Bastarnay, digne race des dieux. Qui, dés le doux printans de ses ans gracieux, S'offrit pour son pays d'une belle asseurance.
Pour le récompenser de sa fidélité, Les dieux bénins luy ont le corps mortel osté, Luy donnant dans le ciel une gloire immortelle.
Car il luit maintenant en astre transformé, Et sera bien-heureux à bon droit estimé «Jui naistra désormais sous planette si belle.