‹ Œuvres de Philippe Desportes (volume 2)Chapitre 129 sur 155 · A LA FRANCE · texte numérisé non relu

A LA FRANCE

■ Du sommeil qui te clost les yeux et la pensée^ Sus reveiUe-toy, France, en ocste extrémité! Voy le ciel contre toy par toy-mesme irrité, Et regarde en pitié comme tu t'es blessée.

C'est assez contre toy ta vengeance exercée, C'est assez en ton sang ton bras ensanglanté, Et quand ton cœur félon n'en seroit contenté^ Pourtant de t'affoller tu dois estre lassée.

Toy qui fus autrefois l'effroy de l'estranger, Or* tu es sa risée et soumise au danger, tandis que dessus toy tu t'acharnes cruelle.

Cfii'il sorte pour domter ton cœur anvenimé;

KPIÏAPHBS. m

Et fasse comme on voit un grand loup aft'amê, Qui de tout un troupeau sépare la querelle *.

DE GILLES BOUUDIN

PROCUREUR fi E N E n A L DU I! 0 Y *

U^iurdin eut un esprit veillant Incessamment Kt un corps endormi, chargé d'âge et de graissr : L'esprit pront se plaignoitdu corps tousjuurs duniiunl, Le corps lourd, de l'esprit qui n'avoit point de cesbo. Le ciel, pour appaiser ces étranges discords, A fait venir la mort cependant qu'il sommeille, nui d'un somme étemel a fait dormir son corps Afin que son esprit plus à son aise veille.

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