‹ Œuvres de Philippe Desportes (volume 2)Chapitre 153 sur 155 · L. VALQUELm DE LA FreSNAYE · texte numérisé non relu

L. VALQUELm DE LA FreSNAYE

Toy qui jadis réduit sous l'amoureux empire, Pour addûùcir l'aigreur de ton mal rigoureux, As si bien sçeu te plaindre en tes vers amoureux, Qu'Amour, bien que tyran, les lisant en soupire ?

Ore montant plus haut les cordes de ta lyre, Tu dresses vers le ciel ton vol avantureux,

Voyux la uolc de la page 9.

Atin que des beautez de ce lieu bien-heureux 1^ plus diTin sujet tu te puisses eslire.

Des-Portes, c'est le but où tu visois tousjours, Et ci*oy que tout exprès, escrivant tes amours, Tu choisis Parthenice, Hippolyte et Diane.

Car tous ces chastes noms prédisoient qu'à la lin Tu devois de tout poinct quitter l'amour profane, 8k d'un plus grave ton chanter l'amour divin.

R. ESTIENHE.

Qui lulerat tHyrli huUo nm dante coromm Dum caneret quendam Cyprida pêne puer,

fimç aimul ac vit» Portcvs Instra peregU Bis tria, vir sequitur qu» numiê apta viro :

JEîernumque iuhet vatum figmenta palere, Vencem tU veropradicet ore Deëm*

B. SvEriiANus '.

( Robert Bslienne, deuxième fils de Hcari Estieime, premier du iiom : H était né à Psuris en 1905, et mourut à Genève en 1S59. Il iavait le latin, le grec et Thébreu, comme là plupart de9 érudits contemporains^ Ayant fonde une ùyprimerie sous son nom, il prit pour enseigne un olivier. Trois cent quatre-vingt-deux ouvrages sortirent de ses presses, parmi lesquels on compte au moins onze éditions de li Bible. Ces reproductions deis hvres saints le firent persécuter sous Henri II. Aussi se retira-t-il à Genève, où il embrassa la religion protestante et fut reçu bourgeois en iSM. On lui doit le savant lexique intitulé : Thesmrus lingii» latUui,, dont il fut en même temps l'auteur, rirapriraeur et l'éditeur.

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