‹ Œuvres de Philippe Desportes (volume 2)Chapitre 21 sur 155 · LIVRE I. Cl · texte numérisé non relu

LIVRE I. Cl

Baidcr son Iront, sa liuuclie cl srs yeux plein:» de tlaïue; Non, il n'est rien si doux que Testât d'un amant.

Nais SI, durant le tans qu'elle nous favorise, Un rigoureux départ nous force à la laisser. Quelle extrême douleur peut la nostre passer? II est donc bien-heureux, qui garde sa franchise.

Encor on se contente en cet esloignement, - Car l'esprit s'entretient de douces souvenances, On pense à la revoir, on se paist d'espérances : Il n'est donc rien si doux ï^ue Testât d'un amant.

Mais après le retour trouver sa place prise, Luy Voir le cœur changé, n'estre plus reconnu, Et se voir délaissé pour un nouveau venu : Est-il pas plus heureux qui garde sa franchise?

Vous qui goustez d'amour le doux contentement, (Ihantez qu'il n'est rien tel que Testât d'un amant ; Vous qui la liberté pour déesse avez prise, Chantez qu'il n'est rien tel que garder sa franchise.

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