‹ Œuvres de Philippe Desportes (volume 2)Chapitre 8 sur 155 · A MONSIEUR DESPORTES · texte numérisé non relu

A MONSIEUR DESPORTES

Toy qui, pour t'affiranchir de Tombre du tombeau, Suivis les pas d'Amour, guidé de son flambeau, Donnant jour à tes jours et lustre à ta mémoire, Enoor d*un roide vol n'irois^tu dans les cienx, Si la Hase, asseurant ton audace et tes yeux, fTattacIioit à ton dos les ailes de la gloire.

Amour, en t'esclairant, les ténèbres chassa, Et la yuse ton ame à l'Olympe addressa ;

< PoSte de circonstance sur lequel on ne trouve aucun miseignefnflnt

La gloire te feit voir tes choses inconnues, Le flambeau de l'Amour fut suivy de ton los, Et ton esprit poussa tant de beaux vers esck)!»» Que leurs ailes ont pu s'avoisiner des nues.

La nuict chasse le jour, le jour chasse la huict ; Par contraires effets toute chose se suit ; Mille morts en amour te donnent mille vies. Et la mort, pour tribut du labeur de nos ans, Fait mourir par tes vers tous les vers de ce tans, Et le tans sur tes vers fait naistrê mille ehvies.

BiAni) '.

SUK

LES AMOURS DE PU. DESPOftTRS

SaNKET

Qtt'eosses^tu fait, Amour? ta flamme estoit csteinte, Ton 9re, vaincu du tans, s'en alloit taut usé, Et ton doré carquois, de flèches esputsé, Nous flHsoit désormais moins de mal que de crainte.

Si Ton monsfroit d^aimer, ce n'estoit que par feinte, Pour tromper seulement quelque esprit peu rusé; Car tu n'avois un trait qui ne fut tout brisé, Ny cordage qui put rendre une ame contrainte.

Par ces vers seulement tu as repris naissance; Ils t*ont armé de traits, d'attraits et de puissance, Et te font derechef triompher des vainqueurs.

Et d'autant plus, Amour, surpassent-ils ta gloire. Que tu n'acquiers sans eux une seule victoire. Et qu'ils peuvent sans toy captiver mille cœurs.

ET PLOMDA 9VmUNT.

* l^oSte d« circonstance.

LE CONTEîiV DE CE VOLUME

Page 1