‹ Œuvres de Philippe Desportes (volume 3)Chapitre 13 sur 163 · XCII PHILIPPE 0K8PORTE · texte numérisé non relu

XCII PHILIPPE 0K8PORTE

inotil's, mais ne se laissaient pas atteindre par son mauvais goût. Quant à l'iclolàtrie gréco-romaine, à la fièvre mylliologîque de la Pléiade? la nation n'en guérit pas comme de l'autre mal. Le dix-sep tiéme siècle la changea en affection chronique. Elle empira i^endant le siècle suivant, continua sous Bonaparte et ne cessa qu'au retour des Bourbons.

Quelques mots peuvent résumer l'action littéraire de cetlc école. Sans indépendance d'esprits, sans liberté politique, sans élévation morale, dénuée d'enthousiasme religieux, inféodée a la cour, ne témoignant aucune sympathie pour les intérêts populaires, esclave dans la forme aussi bien que dans l'idée, ses vrais services sont les ptogrès qu'elle a fait accomplir à la langue et à la versification; le style devint plus riche, la phrase plus abondante, la période plus nombreuse, le métré plus varié. Elle aimait, en outre, la nature et l'a mieux peinte que ses héritiers pendant cinq ou six générations Mais, ne tenant au seizième siècle que par le côté laborieux, savant, rétrospectif et universitaire, elle manquait de base dans le présent, de relation avec l'a. venir. Aussi n*a-t-elle pu résister même aux premières atteintes de l'âge et de la mauvaise fortune. Dés que son astre pâlit, dès que l'atmosphère se troubla autour d'elle, celle école brillante, mais peu solide, tomba comme un édifice mal construit. L'abandon a suivi sa chute, le silence s'est fait dans ses décombres. Des mains maladroites essayèrent en vain de la restaurer. Les plantes de la solitude ont continué à l'envahir. Mais, sans lui prêter une fausse grandeur, isans vouloir lui rendre un éclat détruit pour toujt>urs, on peut dire que ses ruines sont intéressantes à contempler. On y trouve çà et là une belle colonne, de délicates arabesques, d'élégantes moulures, un bas-relief même ou une statue endommagée par le temps, qui prouvent que des artistes supérieurs en avaient dressé lus murailles et sculpté les pierres.

ALFUED MICUIELS.

AD

HENRICUM POLONIiE REGEM

IN POEMA POhTiEI

G. VALENS GUELLIUS*

igta libi genioque tuo tnanumenta reponit Régna Dei pharetram voheris tnadulalus et arcum VoMMvs, prinuB attollens hinc omnia fam». Et Phœbo et mentem juvenilem afflatm amore, Ut tantis, Hbnrice, luis proluderet aclis, Ante tubam et gracili horrentem moWret mtetui. Arma virumque; Maro sic post Âmaryllida dUU, 19ec Veneri dominm. Mars tantum invid'U homrem. In capta hseserunt sic Teucrum fata puella, Principium et lento dédit illa moramqne diiello, ScWcet ille tuu» vates nova régna pèlent em Te sec! ans, tardi et feVeia plaustra Boot» Te domino, et nostro longum fruitura dolore, Haee eadem laribus patriis anatkemata liquit Pignora grata sut, tu seeptra obtata capessis. Déserta extemas patria et mol'tris habena», Hic desiderium, hic lacrimas, h'c mentibus xquis Indigenum mixtim confundens gandia luctu, Moscouon adventu ergo tuojam contrahit horror,

< Germain Vaillant de la Guesle, membre peu connu d'une famille de robe qui joua au seizième siècle un rôle assez important. Jean de la Guesie était sous Henri XII, président à mortier au parlement de Paris; son fils Jacques remplissait les fonctions de procureur général- Ce dernier eut le malheur d'introduire dan» la chambre du roi l'assassm Jacques Clénaœnt.

Caruleos hterque c'.msjam pandit, et ingens Assurgit rapidis toto tihi corpore ab nndi^f, PopulesB vitta comptas dans frondis honore -, Slipal et Hercule» lauro tihi texta coron». Vertice te arreclo venientem prospicit arclon, Semper et ut videat, semper fuglt xquore tiuij't, Audiit hanc famamque tuam, comitisque poetas Elysium vaga per magnum Jfasonis ut umbra, Sarmaticum exilium dixit solata Corinnm teliVas, lingua Henrici favïtque trophssis.

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