DU SIEUR DE SILLAC
C'est en vain désormais que la merc nature Travaille à faire voir des ouvrages parfaits, Puis qu'ils sont par la mort si promptement défaits, Et que le plus parfait est celuy qui moins dure.
Peintres mal avisez, qui, par vostre peinture,
qu'il favorisait le duc d'Aienyon, il y resta dix-sept mois. Ueiui III lu ouvrit les portes de sa prison et lui offrit des lettres-patentes oui atlesteraient son innocence. « Trouvez bon, sire, que je les refuse, dît-il ; un Cossé doit croire que personne ne l'a supposé coupable. » II aimait la table et encore plus les femmes. Il mourut en Anjou, au mois de février tiMS.
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Faites U mort sans yeux, l'eformez vos pourtraits. Tou^ui*s au plus beau but elle adresse ses trailb. Et n'en tire jamais un seul à l'avanture.
Elle a choisi Sillac entre mille soldars, Sillac, choisi d'Amour, d'Apollon et de Mars. Et, d'un coup, de trois dieux l'attente elle a ravie.
Mais, las l elle est sans yeux, car s'elle eust veu les pleurs (^l'ont respandu sur luy les beaux yeux de ses sœurs, Elle eust esté contrainte à luy rendre la vie.
DE CLALDE DE BASTARNAY
MECR D'aXTO
Juste postérité, qui liras la vaillance De tant de grans guerriers à jamais glorieux, uni pai* le fer vainqueur se sont ouvert les deux. Achetant de leur sang le repos de la France,
Honore incessamment l'heureuse souvenance Du vaillant Bastamay, digne race des dieux, Qui. dès le doux printans de ses ans gracieux, S'offirit pour son pays d'une belle asseuranœ.
Pour le recompenser de sa fidélité, Les dieux bénins luy ont le corps mortel esté. Luy donnant dans le ciel une gloire immortelle.
Car il luit maintenant en astre transformé, ïX sera bien^heureux i bon droit estimé <^Hii naistra désormais sous planette si belle.