FANTAISIE
D'où vient qu'un beau soleil, qui luit nouvellemant, Soit à tous favorable, et à moy si contraire? 1^ ^ t ^* m'esblouyt la veuê, au lieu qu'il leur éclaire;
Il échauffe les cœurs, et me va consommant. L'autre soleil du ciel n'offense aucunement Les lieux qui sont privez de sa flamme ordinaire : Mais ce nouveau soleil me cuit plus vivement. Quand loin de ses rayons je languy solitaire.
LES AMOURS D HIPPOLYTI£. i't}
Je l'accuse, Nature, et me plains justement ; Car puis qu'if me devoit porter tant de nuisance, Attizant en mon cœur un feu si véhément, Que n*a»-tu pour mon bien retardé sa naissance?
Toutesfois si nostre âge, heureux par sa presencr, Ne i>ouToit sans mon mal voir ses yeux clairement, Je pren tout consolé ma mort en patience : <Jui meurt pour le public meurt honorablement '.