POUR UN MIROIR
Ce miroir bien-heureux, à qui je porte envie. Pour le bien d'estre à vous qui luy doit advenir,
vers 1570, François Cloucl comme peintre du roi. Le» Complus de l'espargne l<: mentionnent, à la date de 1372, pour une somme de deux cent cinquante livres, qui lui fut remise le 12 décembre. Il lit, en 1585, le portrait de la duchesse de Guise, qu'on lui paya quatre-vingt-dix livres. CeUe même année, il reyut qualre-vmgia livres pour travaux faits au l.ouvre, tandis que Jacques et Jean Patin, moins estimés sans doute, n'émargeaient que trentetrois livres chacun. Papyre Slasson, dans son Histoire de Charles IX, dit avoir \u chez Jean de Cour, en 1374, le portrait de Henri ilf. Charles se le lit apporter par l'auteur peu de jours avant sa mort, et dit , en le regardant: u Hélas ! voilà limage de mon bon frère: Plut à Dieu que je ne l'eusse j.imais laissé partir d'auprès de moi ! » I.e sonnet de Desportes doit avoir précédé le rnariagp du roi en 1573.
428 DIVERSES AMOLllS.
Vous fera, le voyant, quelquefois souvenir D'un à qui vostre amour sert d'esprit et de vie.
Et croyez que le tans, la fortune et l'envie. Ou quelque autre accident qui me puisse advenir, Mon cœur Je vostre cœur ne srauroit desunir : Vos célestes beautez m'ont trop bien asservie.
Voyant en ce miroir vos yeux que j'aime tant, Pensez comme du ciel je m'iray lamentant. Loin de ces chauds regards et de ce beau visage- Mais à tort toutesfois je me plaindroy des cieux; Car, bien que mon destin m'égare en divers lieux, Tout par tout dans le cœur je porte vostre image.