SUR SON PORTRAIT
A I. UE COCn, PEINTRE DU ROV "
Tu t'abusos, De Codu, pensant lepresenler Du CuASTEAu.NECF d'Amour la déesse immortelle;
« Voyez la noie de Va page 96.
- Jean de Cour ou de Court, article maintenant peu connu, ri'n-.jil;;. a,
DlVliKSEa AMOLUS. Ml
Le ciel, peintre sçavant, l'a portraite si belle, Que son divin tableau ne se peut imiter.
Comment, sans l'esblouyr, pourras-tu supporter De ses yeux flamboyans la planette jumelle? Quelle couleur peindra 5a couleur naturelle. Et les grâces qu'on voit sur son front voleter?
Quel or égalera l'or de sa blonde tresse? Quels traits iniiteront cette douce rudesse, Ce port, ce teint, ce ris, ces attraits gracieux?
Laisse au grand dieu d'Amour ce labeur téméraire, Qui d'un trait pour pinceau la sçaura mieux pourtrairc. Non dessus de la toile, ains dans le cœur des dieux.
POL'R METTRE DEVAIT U.N PETllARQUF
Le labeur glorieux d'un esprit admirable Triomphe heureusement de la postérité.
Comme ce Florentin qui a si bien chanté Que les siècles d'après n'ont trouvé son semblable.
La beauté n'est ainsi, car elle est périssable; Mais Laure avec ses vers un trophée a planté. Qui fait que l'on révère à jamais sa beauté. Et qui rend son laurier verdissant et durable.
Celle qui dans ses yeux tient mon contentement, La passant en beauté, luy cède seulement En ce qu'un moindre esprit la veut rendre immortelle.
Mais j'ay plus d'amitié, s'il fut mieux écrivant, Car sa Laure mourut et il resta vivant ; Si ma dame mouroit, je mourrois avec elle.