‹ uvres de Philippe Desportes (volume 4)Chapitre 157 sur 190 · D UNE FONTAINE · texte numérisé non relu

D UNE FONTAINE

Cette fontaine est froide, et son eau doux-coulanle. A la couleur d'argent, semble parler d'Amour; Un herbage mollet reverdit tout autour.

Et les aunes font ombre à la chaleur brûlante.

Le fueillage obeyt à Zéphyr qui l'évante. Soupirant, amoureux, en ce plaisant séjour; Le soleil clair de flame est au milieu du jour. Et la terre se fend de l'ardeur violante.

Passant, par le travail du long chemm lasse, Brûlé de la chaleur et de la soif pressé, Arreste en cette place on ton bon-heur te marne;

L'agréable repos ton corps délassera.

L'ombrage et le vent frais ton ardeur chassera, Et ta soif Sf^ perdra dans l'eau de la fontame.

sur. LA BKROEP.n; DE JIEMY BELLEAL "

Quand je Iv, tout ravy, ce discours qui soupire Les ardeurs des bergers, je t'appelle menteur, (Pardonne-moy) Peli.eau, de t'en dire l'autheur; Car un homme mortel ne sçauroit si bien dire.

Amour, qui tient les dieux au joug de son empno, A derechef contraint Phebus d'estre pasteur, Oui pour charmer sa peine et l'œil son enchanteu)-. Poit avoir fait ces vers, témoins de son martire.

0 Phebus! ô grand dieu des poètes invoque! Parmv nos champs françois si tu as remarqué Ouelque herbe, ou quelque fleur, qui les cœurs peutcontram. ' Change cil d'Hippolyte et le rend enflamme! Ou bien, s'il faut que j'aime et ne sois pomt aime, Fay qu'en si beaux regrets mon mal je puisse plaindre.

I Vovez la note de la page 2.

i V0VP7 la note de la pas^e îi.

BERGEHItS. 43.')

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