‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 199 sur 259 · DE DIANE DE GOSSÉ · texte numérisé non relu

DE DIANE DE GOSSÉ

COMTESSE DE HAItSFELD '

Quand le soleil nous laisse et que, tout radieux. Il va luire à son tour parmy l'autre hémisphère. Tout se couvre d'ombra{[e, et ce qui souloit plaire Prend un visage triste et se fait ennuyeux.

Ainsi, chaste Diane, en quittant ces bas lieux, Pour faire luire au ciel ta flamme ardante et claire, Quel nuage de pleurs, quelle horreur solitaire, Quelle ombre et quelle nuit laisses-tu sur nos yeux?

Helas I ton occident d'autant plus nous ennuie Qu'il vient devant le soir, et que ta belle vie Presque dés le matin nous couvre sa clarté.

Nais, que dis-je 1 ah l je faux, tant Tennuy me tranqiorte ! Ta vertu luit toujours, la mort n'est asses forte Pour fedre que son jour nous soit jamais esté.

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