‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 233 sur 259 · MONSIEUR DESPORTES · texte numérisé non relu

MONSIEUR DESPORTES

Des-Portes n'ayant plus les vers en révérence Du profane Apollon, plein de net jugement, Tu vas ornant les tiens d'un si bel ornement, Qu'ils auront à la fin sur tous la préférence.

Quant au sicgc d'Amour tu fis la comparencc, Jeune aigle regardant le soleil fermement, Au ciel, d'un beau visage, en ce ravissement, Tu chantois d'un Dieu feint une feinte apparence.

)lais, de la vray-semblance aux cieux estant porté, Tu vois ore de Dieu l'essence en vérité; El r'animant tes vers de son ame éternelle,

Tu auras pour loyer toute immortalité ; Car Dieu donne tousjours, par la postérité. In loyer immortel pour une œuvre immortelle.

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