‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 234 sur 259 · L. VAOQUSLUf OK LA FftKSlfAYB · texte numérisé non relu

L. VAOQUSLUf OK LA FftKSlfAYB

Toy qui jadis réduit sous l'amoureux empirci Pour addoucir l'aigreur de ton mal rigoureux, As si bieu sçeu te plaindre en tes vers amoureux, Qu'Amour, bien que tyran, les lisant en soupire ?

Ore montant plus haut les cordes de ta lyre, 'lu drc6ics vers le ciel ton vol avantureux,

Vuvoz la noie de la page 9.

Afin que des beautés de ce lieu bien-heureux Le plus divin sujet tu te puisses eslire.

Des-Portes, c'est le but où tu visois tousjours, Et croy que tout exprès, escrivant tes amoui*s, Tu choisis Parthenice, llippolyte et Diane.

Car tous ces chastes noms prédisoient qu'à la lin Tu devois de tout poinct quitter l'amour profane, Et d'un plus ^rave ton chanter l'amour divin.

R. ESTIEMIB.

Qui tulcrjt myrli nullo non dante coronatn Diim caneret quondam Cyprida pêne puer,

Nunc simvl ac vitm Portaus lustra peregit\ Bis tria, rir sequitur qum magis apla viro :

JElernnmque juhet vatum figmenta valere, Veracem ut vero prœdicet ore Deum.

R. Stephanus *•

* Robert Eslienne, deiudëme fils de Henri Estienne. premier du nom : il était né à Paris en 1505, et mourut à Genève en 1559. U savait le ktin, le f^rec et l'hébreu, comme la plupart des érudits contemporains. Ayant fimdé une imprimerie sous son nom, il prit pour enseigne un olivier. Trois cent quatre-vingt-deux ouvragtrs sortirent de ses presses, parmi lesqods on compte au moins onie éditions de U Bible. Ces reproductions àm tirres saints le lirait persécuter sous Henri II. Aussi se retira-t-il à Geaève, cà il embrassa la religion protestante et fut reçu bourgeois en 1556. On lui doit le savant lexique intitulé : Tke$aiuntt lingnx laKnar, dont il fut en même t(*m)»s l'auteur, l'imprimeur et l'éditeur.

DE

MESSIRE PUILIPPE DESPORTES

ABBÉ DE THIBON

Doncques ce grand soleil, dont l'heureuse influance Versa prodiguement tant d'honneur sur la France, Est couché pour jamais; cet Apollon françois, La loy des beaux esprits, les délices des rois, Ce chef-d'œuvre des cieux, leur plus parfaite ouvrage. Ce trésor de sçavoir, l'ornement de nostre âge, Des Muses le soucy, l'heur de ce saint troupeau, Desportes gist, helas! hoste du froid tombeau. La mort nous l'a ravy. Mort injuste et cruelle. Contre toute raison, équitable on t'appelle. II est vray, d'un malheur également commun Tu vas de ta grand faux moissonnant un chacun ; Mais où tout est égal ne règne la justice: Tu tiens en mesmc rang la vertu et le vice, Un grand homme est plustost par loy mis au tombeau Qu un lourdaut, de la terre inutile fardeau. Pour assouvir ta gueule et jour et nuict béante, Tu te devois jeter sur la troupe ignorante Du vil et simple peuple; un homme tout divin ISe devoit estre esclave aux loix de ton destin. C'est la France, et non luy, que la Parque meurtrière A d'un coup si cruel privé de la lumière.

Ot' que ce plus bel astre en la France ne luit. Ses beaux jours sont changez en une obscure nuit ; M y-morte, elle n'a plus, de ténèbres couverte. Qu'à peine un peu de voix pour regretter sa perte;

Aiin que des beautés de ce lieu bien-heureux Le plus divin sujet tu te puisses eslire.

Des-Portes, c'est le but où tu visois tousjours, Et croy que tout exprès, escrivant tes amours, Tu choisis Parthenice, Uippolyte et Diane.

Car tous ces chastes aoms prédisoient qu'à la lin Tu devois de tout poinct quitter l'amour profane, £t d'un plus grave ton chanter l'amour divin.

R. ESTIEXNK.

Qui tuleral myrii nullo non danle coronam Duttt caneret quondam Cyprida peuepuer,

Nunc 8imnl ac vil» PoBTiBos lustra pereg'U\ Bis tria, rir sequitur qum magis apta riro :

£ternumque juhet vatum figmenta valere, Veracem «t vero prsodicet ore Deum.

R. Stephax'os '.

< Robert Eslienne, deoaâme Gis de Henri Eslienne» premier du mmii : il était né à Paris en 1505, et mourut à Genève en 1559. Il savait le latin, le grec et Thébreu, comme la plupart des érudit« contemporains. Ayant fondé une imprimerie sous son nom, il prit pour enseigne un olivier. Trois cent quatre-vingt-deux ouvrages sortirent de ses presses, parmi lesquels on compte au moins onse éditions de la Bible. Ces reproductions des livret saints le firent persécuter sous Henri II. Aussi se retira-t-il à Genève, où il embrassa la religion protestante et fut reçu bourgeois en 1556. On lui doit le savant lexique intitulé : Tkeuxrus lingux latinx, dont il fut en n ' temps l'auteur, l'imprimeur et l'éditeur.

DE

MËSSIRE PUILIPPE DESPORTËS

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