‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 249 sur 259 · PAR M. I.E BOUS DE I«I1¥CY · texte numérisé non relu

PAR M. I.E BOUS DE I«I1¥CY

Seconde édilien, revue, eorrigée el coDââéribleioeDt ausneilée

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LE MÊME OOVRAGE

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Le Lipre des Proverbes Français est divisé en quinte séries. Chaque série est relative à un ordre de faits difTérents, et contient les proverbes qui s'y rattachent.

Voici dans quel ordre chaque série est placée :

1* Proveabbs SAURB8. — Dieu , Jésus-Christ. — Personiiagei de rAncieo et du Nouveau TeJitamenL — Apdtres. — Saints. — Papes. — Evèqne». — Prêtras. — Moines. — Religions diTerses autres que la religion catholique. — Diable. — Mythologie ancienne et moderne.

S* PaovKRBEs ntLATiFs A LA NATDRB PHTSiQUK. — Eléments. — Terre. — Métaux

- Plantes. — Fruits. — Culture de* bien» de la terre.

S* Temps. — Aittres. — Cours de l'année.— Année. - Saisons.— Jours.— Heures.

4* Pkovebbbs RKtATirs Ai'X ANIMAUX. — Quatirupèdes, oiseaux. poistoM.

5* Protekbes RKI.ATIF8 A l'bommb. — Homme en général — Homme en particulier. — Femme. — Enfant. — Organes. — Membres. — Mouvements du eoips. ^ Maladies. — Infirmités — Médecine. — Médecin.

6* Provbrbes HMToaiQUBs. — Pays, peuples anciens et modernes antres que la France et les Français.

7* Provbrbes historiques. - Provineei, villes, villages, fleuves, rivières da France.

8* Provehbes historiques.— Histoire des différents peuples aneiais et medemef.

9* Proverbes bistoriques. — Blason. — Devises. — Surnoms.

10* Provehbes iii>TORiui'E!i. — Noms propres en général.

Il" Condition. — Rang. — Dignités.— Noblesse. — Titres. Guerre. — Ckevale- .— Chaise. — Jeux.

U» Politique. — LéRislaiion. — Jurispnidenee. — Sciences. — Lettres. — arts.

— Commerce. — Professioift diverses. — Métiers.

15* Coutumes.— Usages anciens et modernes. — Costume.— Vdtements. ^ Meubles.

li» Nourriture. — Repas.

15* Proveiibks relatifs a la morale.

Jusqu'à présent, les collecteurs de proverl>es se sont contentés île dépouiller quelques recueils imprimés à la fin du seizième sièdo. Le

tûelie qu^on s*êst imposée a plus d'étendue. Sachant combien du douzième au quinzième siècle les proTerl)e8 étaient d'un usage commun dans notre littérature l'auteur du Livre des Provertes Français n'a pas négligé de mettre à proiit les documents précieux oue les manuscrits de cette époque renfermaient. La moisson qu'il y a faite a été abondaute, et l'on peut dire qu'il doit à cette source une des parties les plus neuves de son travail.

Génf'ralement on a suivi dans chaque série l'ordre alphabétique. Cependant il a fallu s'écarter de cet ordre dans la série n* VIII, relative à l'histoire des différents peuples, et dans la sàie n* XV, qui contient les proverbes moraux. Quant à la série n* Vlll. chacun des proverbes qui la composent ayant rapport à un trait d'histoire différent, il devenait impossible de suivre l'ordre alphabétique ; il était plus simple de Ïilacer chaque proverbe suivant le premier mot par lequel il commence. je même ordre a été suivi pour la série n* XV ; voici pourquoi : presque tous les proverbes relatifs à la morale, concis, faciles i comprendre, n'ont besoin d'aucune explication. L'esprit est accoutumé à en classer un ^rand nombre d'après le premier mot par lequel ils commencent. Ainsi, sous la préposition Qui, se trouvent plus de deux cents proverbes. On aime ces longues énumérations ; elles rappellent à l'esprit, sous une forme identique, des idées analogues, et l'on n'a pas voulu détruire CCS curieuses énumérations, en les soumettant à un ordre rigoureux des matières. Le lecteur nous saura gré d'avoir conservé ces litMtes proverbiales^ qui sont consacrées par le temps.

L^on s'est appliqué à donner les explications nécessaires pour faire connaître l'origine et l'histoire des diflërents proverbes. Cependant il est arrivé souvent que certains proverbes, auxquels on^oute ordinairement des commentaires, ont été simplement reproduits. A cet égard on a essayé d éviter un défaut qu'il est facile de signaler dans tous les ouvrages relatifs aux proverbes, celui des explications oiseuse» ou ridiculc>. En récompense, l'on a principalement cherché à joindre à chaque

Iiroverbe un exemple de la manière dont les auteurs français de toutes es époques l'ont employé, e travail, tenté pour la première fois, donne au Livre des Proverbes un caractère tout particulier.

Les quinze séries dont se compose le Upre des Provertes sont saivies de plusieurs appendices, qui contiennent principalement les poème» en proverbes les plus répandus parmi nous, pendant le douaéine et le treizième sièle.

La bibliographie, dans un ouvrage comme celui-ci, n'était pas sans importance ; aussi l'on s'est appliqué à la rendre exacte et complète. Elle se compose : 1* d'une descnption et de quelques extraits de tous les manuscrits que l'on a consultés ou connus; 2" du titre complet de ton» les livres français imprimés sur les proverbes; 3* du titre des différents ouvrages cités dans le cours du travail.

Ce n'était pas assez de recueillir tous nos proverbes français ; il Mlait encore donner l'histoire des nombreux ouvrages composés sur cette matière, depuis la fin du douzième siècle jusau'au dix -huitième. 11 était aussi très-curieux de rechercher quel emploi les .«uteurs en tous genres, qui ont écrit pendant ce long période, avaient fait des proverbes. Cet examen a été le sujet d'une introduction assez étendue, bile est divisée en trois parties : dans la première, l'on apprécie le caractère des proverbes français ; l'on donne aussi l'histoire des principaux ouvrages composés sur cette matière depuis le douiième jusqu'à la fio du qain-

zième siècle. La seconde coniient l'examen des lifres deproverbea, depuis Torigioe de rimprimerie jusqu'à la An du dii-huitième siècle. Enfin, dans la trnJMème. Ton fait connaître comment le^ écrivains fran* çais des difTérentes époques ont employé les proverbes dans lears ouvrages. Nos vieux p<>ëte> et roniaiici^rs du ireuièiiie au quinzième siècle, au seizième Rabelais, Clément. Marot, au dix-septième. Mathurin He^nier et enlin notre grand Volière ont été tour à tour étudiés à ce point de vue.

Cette secomie édition a été revne par l'auteur avec le plus grand soûl, et les augmentations quil a faites a son travail >ont aus.<i nomtireuses qu'imporliiiites. Ces augmentations consistent : l'en des exemples nombreux empruntés aux auteurs franç<iis des treizième, quatorzième el quinzième siècles: i* en proverbes asf>ez communs usités chez les auteurs des dix-septième etilix-huitième siècles princiiialemefit, qui avaient échap|»é aux premières rccherrlies de Tauteur; d* dan> une révision complète de quelques séries des plus importantes, série n* 3, "^empa, Ailrfs^ Cours de r \tuiée^ etc. ; séries n** 6 à 10. proverbt^s histoiiques relatifs aux peuples anciens et moifemes; aux difién-ntes provinces, aux villes et communes de la France, au blason et aux noms propres. Un seul exemple imurra faire juger de Timportance de ces additiona : dans lapremiei-e édition, les proverbes relatits aux villes et communes de la France étaient environ de cina cents ; dans celle-ci le nombre des proverbes au même genre sVlève a plus de mille. 11 en est ainsi des

Sroverbes de la série n* 3, dont le nombre est certainement plus que oublé.

Enlin rien n'a été négligé pour fairo de cette seconde édition un travail le moins imparfait possible et complètement nouveau.

BIBUOTBÈQUE DE POCHE

PAR

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