‹ Œuvres de Pierre LebrunChapitre 21 sur 98 · VERS RÉCITÉS PAR H^^* MARS · texte numérisé non relu

VERS RÉCITÉS PAR H^^* MARS

Français , tu n*as jamais formé

Que des chants d'amour pour la France.

En vain des rivages nouveaux La repoussaient de ta mémoire ; Tu lui dédiais tes travaux , Tu l'enrichissais de ta gloire.

Aussi , son peuple applaudissant De ton triomphe fut avide ; Mais, hélas! le char était vide, Et le triomphateur absent. 2*

Tu reviens. Bientôt sur la scène, Nous ramenant Germanicus , Devant ses ennemis vaincus Reparaîtra ta Melpomène.

Oh ! pour loi moment trop heureux !

Mais celui-ci, j'aime à le croire, Est plus doux encore à tes yeux ; L'amitié vaut mieux que la gloire.

Ceux qui t'aiment sont réunis ; Dans leurs yeux ta présence brille; Voilà tous les arts, tes amis.

Et tous les talents, ta famille.

Elle est nombreuse, et, sur ma foi , Je ne suis pas sans quelque crainte En la voyant, dans cette enceinte, Ainsi pressée autour de toi.

Car enfin, je dois te l'apprendre.

Désormais il n'est plus permis , (Une loi vient de le défendre) , D'avoir plus de dix-neuf amis.

Bellart va crier au scandale , Si même lieu , si même jour Réunit la foule illégale De ceux qu'enchante ton retoui*.

xvn

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