VERS RÉCITÉS PAR H^^* MARS
Français , tu n*as jamais formé
Que des chants d'amour pour la France.
En vain des rivages nouveaux La repoussaient de ta mémoire ; Tu lui dédiais tes travaux , Tu l'enrichissais de ta gloire.
Aussi , son peuple applaudissant De ton triomphe fut avide ; Mais, hélas! le char était vide, Et le triomphateur absent. 2*
Tu reviens. Bientôt sur la scène, Nous ramenant Germanicus , Devant ses ennemis vaincus Reparaîtra ta Melpomène.
Oh ! pour loi moment trop heureux !
Mais celui-ci, j'aime à le croire, Est plus doux encore à tes yeux ; L'amitié vaut mieux que la gloire.
Ceux qui t'aiment sont réunis ; Dans leurs yeux ta présence brille; Voilà tous les arts, tes amis.
Et tous les talents, ta famille.
Elle est nombreuse, et, sur ma foi , Je ne suis pas sans quelque crainte En la voyant, dans cette enceinte, Ainsi pressée autour de toi.
Car enfin, je dois te l'apprendre.
Désormais il n'est plus permis , (Une loi vient de le défendre) , D'avoir plus de dix-neuf amis.
Bellart va crier au scandale , Si même lieu , si même jour Réunit la foule illégale De ceux qu'enchante ton retoui*.
xvn