‹ Œuvres de Pierre LebrunChapitre 56 sur 98 · GULLEYAZ, D. JUAN, HAROUN · texte numérisé non relu

GULLEYAZ, D. JUAN, HAROUN

IIAROIIN, à part, à D. Juan.

Incline-toi, plus bas, encor plus bas, Encor, et de ses pieds va baiser la poussière.

D. JUAN, àHaroun.

J'en suis fâché , mais ne peux pas M 'agenouiller à chaque pas.

GULLEYAZ, à part.

Que sa figure est noble et fière !

D. JUAN, à part.

Que l'aventure est singulière !

HAROUN . bas, à D. Juan.

Obéis, ou crains sa colère.

D. JUAN

Non , ma foi non , quand ce serait Une épouse de Mahomet.

Moi , Castillan ! subir ces usages infâmes !

HAROUN

Baise donc seulement...

Non, rien.

D. JUAN

HAROUN

Sa main.

D. JUAN

Cela, je le veux bien.

Tout gentilhomme et tout chrétien Peut, même avec plaisir, baiser la main des dames.

D. Juan s'approche et baise respectueusement la main de Gallcyaz.

Elle le regarde très-fixement , et, sans détourner les yeux de dessus lui , fait, après quelques instants d'observation , signe à l'ennnque de si* retirer.

Laisse-nous.

Haroun s'incline jusqu'à terre.

HAROUN, bas à D. Juan en se retirant.

Sois sans crainte. Allons, tout ira bien.

Avant de soulever le rideau de la porte pour sortir, il encourage encore D. Juan de loin d'un sourire, et regarde le jeune couple d'un air de satisraction.

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