‹ Œuvres de Pierre LebrunChapitre 88 sur 98 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

TOUTES Tentoureot galment et lai prennent les mains.

C'est le Rhamazan , ma mère !

C'est le Rhamazan.

LA KUASNADAR.

Jamais je ne vis la volière Animée ainsi qu'à présent.

TOUTES dansent en rond autour d'elle, tandis que plusieurs la prennent par les deux mains et veulent la faire aussi danser.

C'est le Rhamazan, ma mère, C'est le Rhamazan.

LA KHASNADAR.

Allons, folles, finissons-en,

Ou je vais me mettre en colère.

Ici, j'appelle ïlaroun, si chacune aussitôt Ne s'apprête à dormir sans répliquer un mot.

Toutes les odalisques s'arrêtent et gardent le silence. Elles se distribuent par groupes. On tient çà et là des miroirs devant elles. Les unes déroulent leurs cheveux , les autres se débarrassent de vêtements. Tableau de femmes s'arrangeant pour aller dormir.

LA KHASNADAR, à D. Juan.

Maintenant, la belle étrangère.

De toi je ne sais trop que faire.

Rien n'est prêt pour te recevoir.

N'importe, à demain cette affaire.

Dans ma chambre, avec moi, tu dormiras ce soir.

D. JUAN

Avec elle ! mon sang se glace.

KÂTINKA.

Ma mère, y pouvez-vous songer?

LA KIIASNADAR.

Une nuit bien vite se passe.

KATINKA

Vous avez le sommeil léger; Juanna va vous déranger.

Je suis mince et lui ferai place.

Oh ! confiez-la-moi , de grâce i

Page 1