‹ Œuvres de Roger de Collerye (volume 2)Chapitre 45 sur 123 · I . Conune, combUn · texte numérisé non relu

I . Conune, combUn

xoo Dialogue

Le Second.

Ton dit n'est que songe et fallace ; Par celuy Dieu qui me feist naistre, J'aymeroys mieulx de prime foce Avoir d'une Dame la grâce, Voire de quatre, que d'ung maistre.

Le Premier.

Par Dieu, elles t'envoieront paistre, Comme une beste, à la verdure.

Le Second.

Je congnois leur lieu et leur estre, Parquoy, s'il n'y faisoit bon estre, Je n'yrois pas.

Le Premier.

Endure, endure.

Le Second.

S'en y seuffi^ chault et froidure, Cela ne vient que de gayeté.

Vivre trop aise n*est qu'ordure, Toutesfois, si bon temps y dure.

Je m'y tiendray tout cest esté.

Nous avons cy trop caqueté ; Parquoy, devant que l'on m'envoye, Ne que mon corps soit arresté Au lieu où me suis appresté.

Je m'y en voys la droicte voye.

DBS Abusez.

XOt

Le Second.

Autant m*est Anjou que Sçavoye.

Mais afiBn que Ton ne me blasme.

Tout ainsi que Thomme s'avoye, Dès aigourd'hui je me convoyé D'aymer et servir quelque dame.

AUTRE DYALOGUE

compose Tan mil cinq cens douze , pour jeunes enûuis

Le Frebe commence.

our oster toute fascherie, De se trouver en la prairie Auprès d'ung boys, soubz la ramée , Avec sa chère et bien aymée, C'est ung amoureux entremetz.

La Seub.

C'est bien rentré 1

Le Frère.

N'est pas?

La Seur.

Ouy, mais Le temps le doibt et la saison.

Le Frère.

Ces bragas', ces coqueplumetz Transyz d'amours, je les commetz Pour s'y trouver.

La Seur.

C'est la raison.

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