I. Nous pensons quMl faut lire exavcier
33o Rondeaux.
Se ce temps cy trop longuement m'y dure.
Nécessité, plaine de grand laidure, Dessus mon corps a gecté son ordure, Ponr me tollir la vie et me deffaire,
Par accident.
Maleureté me maudit et conjure, Et pouvreté me difi^me et injure, Dueil et ennuy m'achèvent de paf1toii%; De cuyder donc le riche conlreflaiif0 Possible n'0Bt, sans me mott6trer.|)alij>^Mt
Par accident.
es enfans de TurelutOft ' Je suis, malheureux de ûatttte, Qui serche sa bonne adventuro Ainsi qu'un povre talelon.
J'ay pour mon appuy ung bâton.
Et le ciel pour ma couverture, Des enfans.
Simple je suis comme ung mouton Qui prent en un pré sa pasture, Et si n'ay pour toute vesture Qu'un petit meschant hocqueton Des enfans de Tureluton.
I. C'est le nom d*an jeu encore usité dans le Beulonnois. On disoit aussi, sans doute en souvenir des in&mles dont étoient accusés les Vaudois et Turlupina, enfant df Turlupin, malheureux de nalure .
Rondeaux.
ffetées, pipeuses, tricherresses Ne soyez plus si grandes pecherresses, Trop vous trompez le sexe masculin ; Mais quelque jour, aussi doulx comme est
L'on vous aura, fines gaudisseresses.
Caqiietières, baveuses, menterresses, Estre deusâiez songneuses fillerressQS, Sans abuser ne Martin ne Colin, Affetées.
Le bruyt avez d'estre fourbisserresses, Membres ravir comme rapinerresses Pour les loger en vostre gibrelin.
Par cueur sçavez les ruses Pathelin Mieuk que ne font ces recommanderesses Métées.
[lin,
LXXXIIIL
on gré maugré contrainct suis me galler D'autant que n'ay sur moy meuble qui vaille.
Et qui pis est, je n'ay denier ne maille.
Ce neautmoins, j'ay honte d'en parler.
S'en me venoit sur ce cas ravaller, Pour mon honneur, si fault-il que j'en saille Bon gré maugré.
Rondeaux.
J'ay beau courir, troter, venir, aller, Songer, resver, ou dormir sur la paille, Se secours n'ay ou d'estoc ou de taille.
De bault en bas me fauldra desvaller Bon gré, maugré.
our évader ceste grande chaleur Qu'on voit régner, et auï corps
[périlleuse Besoingnous est faire chère joyeuse, Boire souvent, et tousjours du meilleur.
Vin plaisant est s'il a belle couleur ; Mais la saveur est trop plus amoureuse Pour évader.
Hanter ne fault gens qui portent malheur.
Ne femme aussi qui est maugracieuse, Ains franche et gaye et fort solacieuse.
Et les seigneurs qui ont tresbien du leur Pour évader.
Rondeaux.
oui en va mal, pour avoir plus tost faict :
Le foible et fort, et le pouvre et le riche,
Le libéral, le prodigue et le chiche , Trop griefvement ont envers Dieu forfait.
Puis que subject ' est le gras et reiTaict, Le mesgre et sec, en maudicte avarice, Tout eu va mal.
En son estât chascun se contrefait, Posé que mort plusieurs corps mect en friche ; Dont je conclus, pour finale rubriche.
D'autant que nul ne congnoist son mefifiadt, Tout en va mal.
insi que dit Salomon le tressage.
Nul, quel qu'il soit, tant soit grand
[personnage, Ne sera point aymé s'il n'ayme aussi .
Sans vraye amour, en dueil, peyne et soucy, Plusieurs on voyt, avec perte et dommage.
Le hault cryer, en homme de viel aage, Proufiite moins que de faire ung veage
I. DepnlB que le gras et rebondi, le maigre et- sec sont sujets k ravarice, etc.
234 RONOBAUX.
En ung pays qui est bien loing d'ici, Ainsi que dit.
Le doulx parler, Tamyable langage Vault beaucoup plus que d'avoir fier coura§», Doitt on se voit de couroux tout transy.
D'estre despit, il n'y a qua ne si, Jamiiê n'en vint ne bien ni avantage, Ainsi que dit Salomon.