CX.V
ieulx je ne puis que d'avoir vostre grâce Ne plus ne moins que vray amant qui trace De jour, de nuyt, d'un franc cueur et bon
Faire service à. une damoiselle Digne d'a[ymer, et la veoir jE»ce à face.
Craindre ne doibt que son honneur efface, Car j'ay ung cueur tout exempt delalace Et droit et ferme en aymant telle ou telle, Mie^)x je ne puis.
En ma priant que son voulloir je face, Si je lui faulx, je veulx gu*on me defface ; S'il m'advenoit ne trouver de coste elle, Nul ne verra finasse, ne cautelle, } Ne nauvaisté , au bien que je pourchasse yieulx je ne puis.
[zelle,
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ex VI*
rop m'eiibays que ne vous estes mise, En 'délaissant toute excuse et remise, ^ A m'^nvoyer quelque dictum joyeulx, Qui le sçavez composer tant et mieulx, Et sans y jnectre aulcun gaige ne mise '
I. Sans qu'irsolt befioin de vftiis y forcer, et laaintenant voua vous y êtes obllgde par promesse , pourtant je n'ai rien vn.
a54 Rondeaux.
Gomme on m*a dit, vous y estes soubmise, Mais volonté en vous est bien obmise; Voyant que riens ne vient devant mes yeulx , Trop m'esbays. '
Tenir doit on chose qui est promise, Et, d^ bon cueur, véritable transmise, A celluy seul qui Tactent jeune, ou vieux.
Lors le sien corps ne se treuve envieulx, Fut il vestu, ou nu, ou en chemise ; .
Trop m*esbays.
ex VII.
e jour en jour j*ay long temps actopdii De vous, qui a esprit bien entendu, Avoir Rondeau, Vifelet, ou Ballade, Mais s'ainsi «st qu'avez esté malade',
FnAtré je suis de ce qu'ay pretendif, ^ le Bçavoir qu*avez n'est esperdu
Ne plus ne moins qu'argent mal despendu.
Est estimé devant î>onne brigade.
De jbur en joijc, Cofhme ung procès en sac au clou pendu
N'est vostre ctfe^r, ny aussi suspendu;*.
Car d'exiber vostre science sade
Joyeusement, quelqnefois^à Testrade ',
Il ne vous est nullement deffendu De jour en jour.