I . A la légère
Rondeaux. a55
'est mal parlé, homme non véritable,
Trop deceptif et trop insuppontable,
De maintenir que m'avez satisfait.
Il n'est pas vray, jangleur, tiienteur
En vos propos trop estes variable, [parfait ;
En jurement et bourde inénarrable Payement de vous j'ay eu, mal profitable ; Je vous le dy^ de cueur non contrefait, Cest mal parlé.
Vostre façon de faire misérable Demonstre assez de non estre capable D'estre estimé, congnen le vostre effait.
De retenir mon labeur^ c'est forfait, .
Veu qu'en ce cas estes desraisonnable.
C'est mal parlé. •
GXVIIII.
'il advenoit que J9 tenas^ .
Geste là que mon cneur menasse Pour le faire à^on appétit, Peu à peu, petit à petit Je pescheroys dedans sa nasse S'el, voulloit que la raiaonassa'
a56 RONftEABX.
A son plaisir, et démenasse, Il fauldroit qu'el se desvestit,
S*il adwnoit.
S'ainsi estoit que je pen^sse Ei^les jeoK d^mouiiB sonstenasse, Et d0«M^ «1 se dehaitit, J*ayiii^ aà&ak§L que sonomi prestit AUie«FB,'etpltts n'y retournasse.
S'il edvvnoit.
n damani ouyr vostre iieviz >£t assister près de vouS'râià viz, £t meiDiement vous estaat eu ia ville, ^ D'uog franc vouUoir pt^r.'^t iieet, «t non De vous louer il m^en est prios adviz. [ville,
Ainsi que sont vcais <auM)uf«ux miz, Le premier jour que de mes yeulx vous viz, Seurprins je %z, aussi vray qil'Euvangille, En désirant. *
Les gens qui onUespritz joyeux et viîz Mauvais récit de vous feroient enviz *, Gongneu l'honneur ^ue vostre cueur distile ; Car dtt recueil, du quel sçavez le atille, Maincts et mainctes sont de joye assothriz,
En désirant.