L'AMOUREUX
querant et demani^iit m Vtatm |Mir amcffrt.
e me sçauriez-vous enseigner Legierement, sans barguigner, Une gracieuse mignonne Qui ne me veult point en^^igner?
Cela veulx-je bien teamoigner.
Quant au regard de sa personne,
Si la scavez, qu'on me le sonne
Secrètement, bas en Toreille.
C'est la plus gente fatrillonne,
Et la plus gaye esmerillonne
Qu'on veit onc, et la nompareille.
Son amour souvent me réveille
X. Malgré ce titre, les éplstres sont an HAmtMre de rlngtet-nne.
22 Epistrbs.
Et mon cueur, mon corps, et espritz:
Alors que chascun dort, je veille, Je vois, je viens, je m'esmerveille, Tant suis d'elle ravy et pris.
C'est de ceste ville le pris, Cela puis-je bien maintenir.
Et ne sçaurois estre repris D'estre de son amour surpris Et, pour tout sien me retenir; C'est mon bien, c'est mon souvenir, C'est mon espoir, c'est mon racueil; C'est celle qu'on doibt soustenir Et pour très loyalle tenir.
Considéré son bel accueil.
Elle a bon esprit et bon œil.
Bon maintien et genté manière.
Se je la tenois seul à seul J'oublierois tout ennuy et deul.
Et regretz seroient mys arrière.
C'est le guydon, c'est la bannière.
C'est l'estandart de tout honneur; C'est celle qui est ma treschère.
C'est celle qui faict bonne chère, C'est celle qui porte bon heur.
C'est celle qui est en valleur.
C'est celle que je doibs aymer, C'est celle où gist doulce liqueur, C'est celle qui repaist mon cueur, C'est celle qu'on doit estimer.
ÉPISTEBS. a3
Pour oster de mon cueur Tamer, Et tout mon ennuy et esmoy, D'autant qu'on la doibt réclamer Et son bruit par tout proclamer, Je vous pry, enseignez la moy.