UNE AMOUREUSE
escontant parler ledit Amonreux,
qnerant pareillement et demandant son amy,
Iny respond ainsi qa*il s^ensoit.
ostre amour n'est pas à blasmer, Grentil seigneur, veu voz beaulxditz; Vous oyant, me faictes pasmer, Et presque mon cueur entamer,
Et est ainsi que je le dis.
Vous demandez, par voz esditz.
Une qu'aymez de cueur entier;
Ainsi que vous, sans contreditz.
Le mien amy, des foys bien dix,
Ay demandé en ce quartier.
Je ne le veîz puis avant hier.
Qu'à mon gré avec moy l'avoye.
Je l'ay quis icy, au moustier ;
Helas! de le veoir m'est mestier
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Où qu'il soit, en ptace on en yoye!
J'ay grant peur qu'on ne le forvoye En quelque lieu, où on Tescoute!
En effect, se je le sçavoye, Et feust-il jusques en Savoye, J'yrois après, sans quelque doubte.
Las! son amour beaucoup me couste.
Non pas en or, ny en argent, Mai& en regretz où je me boute, Qui ma joye et plaisir déboute.
Et rend mon eueiir tout indigent.
C'est le plus gay, c'est le plus gent.
C'est le meilleur qu'onques je veiz; De bien aymer n'est négligent^ Et sçait trop mieulx son entregent Qu'homme qui soit, à mon advis.
Mes espritz en sont si ravis Qu'à chose qu'il soit je ne pense.
Sinon pour ouyr ses devis Et de se tenir viz-à-viz De moy, pour toute recompense.
Épistkbs. 95