‹ Œuvres de Roger de ColleryeChapitre 110 sur 121 · I. A la légère · texte numérisé non relu

I. A la légère

Rondeaux. a55

'est mal parlé, homme non véritable,

Trop deceptif et trop insupportable,

De maintenir que m'avez satisfait.

Il n'est pas vray, jangleur, menteur

En vos propos trop estes variable, [parfait ;

En jurement et bourde inénarrable Payement de vous j'ay eu , mal proffitable ; Je vous le dy de cueur non contrefait, Cest mal parlé.

Vostre façon de faire misérable Demonstre assez de non estre capable D'estre estimé, congneu le vostre effait.

De retenir mon labeur, c'est forfait, Veu qu'en ce cas estes desraisonnable, C'est mal parlé.

'il advenoit que je tenasse Geste là que mon cueur menasse Pour le faire à son appétit, Peu à peu, petit à petit Je pescbefoys dedans sa nasse S'el, VQuUoit que la ramonasse

«56 RiOUDEAUX.

A flon plaisir, et demenasee, n fauldroit qa'el se desvestit,

S'il advenoit.

S'ainsi estoit que je penasse Et les jem d'amours soustenasse, Et de moy A se dehaiUt, J'affme mieulK ^pie son con pragtit Altieupg, et plus n'y setoumaase

S'il ^venoH. *

n deiûrant ouyr Yoatre éeim> Et assister presse «ous vizji v»;, Et mesmement vous ast^pt m ia Tille, D'uqg franc vAuUoir ^HVtet iiect, et non De vous taiisr il m'en est pnns ddviz. [ville,

Ainsi que sont vrais amopreux raviz, Le premier jour que de mes yeulx vous viz, Seurprins je fuz, aussi vray qu'Euvangille, En désirant.

Les gens qui on^'espritz joyeux et vifz Mauvais récit de vous feroient enyiz *, GongneuThonneur que vostre cueur distile ; Car du recueil, du quel sçavez le stiUe^ Maincts et înainctes sont de joye assouviz, En désirant.

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