‹ Œuvres de Roger de ColleryeChapitre 22 sur 121 · RESPONCE · texte numérisé non relu

RESPONCE

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A t«7, Clément Marot, j'envoye .Sur la tienne épietre Tesponce ; Mais la mienne, en place et en Toye De bon esprit ne poise une once.

lement Marot, ton Epistre excellente.

Trop plus que roze en doulceur redolente, A mes espritz de souefve liqueur Entièrement resjouiz, et mon cueur.

I. Voyez Œuvret de Marot, édition Lenglet Dnflresnoy, La Haye 1731, épistre a8, an roy, pour avoir esté desrobé tome II, p. 93.

46 ÊPISTRBS.

Et pour autant qu'elle est de haulte touche , De t'exaulcOT par escript et de bouche Désir m'est prins, voyant ton dit et stile, Qui n'est subject n'a glose n'a postille.

Tant est ardu et fondé en sçavoir, Que ne me puis assouvir de le veoir.

S'en ton Epistre au Roy tu te complains, Tes moyens sont de juste raison plains.

Ton serviteur, gamy d'iniquité, S'est envers toy meschamment acquité De s'essayer mectre en peyne les mains Pour te rober ; ce sont cas inhumains, Et mesmement à gens qui ont art gent , De se trouver sans or et sans argent.

Tu n'es pas seul, car en telz accidens.

Que je maintiens périlleux incidens.

Par plusieurs fois, dont trop il m'a mescheu, Souvent y suis malheureusement cheu , Et m'a fallu , maulgré moy, prendre en gré.

Et de malheur descendre le degré.

Mais ung moyen meilleur tu as que moy ; Car, pour ester de ton courroux l'esmoy, Le Roy ne fault à bien garnir ta bourse Quant il te veoit desplaisant ou rebourse.

Riens ne me vault de me plaindre et crier Qu'on m'a robbé, supposé ' que prier J'en sçay assez la manière et façon ; Povre je suis trop plus qu'ayde à maçon ,

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