X. Pourtant, en ce qoi regarde prier, etc
ÉpISTRES. 47
Et par fortune autant infortuné Qu'oncq homme fut , et d'elle importuné.
Remède aucun n'y puis appercevoir Ne mon esprit ne le peult concepvoir, Si mon bon Dieu, par sa grande amitié, Il n'a de moy en bien brief temps pitié, D'autant que n'ay, délaissant grant langaige De prince ou roy ne pention ne gaige.
Or, par la peur de te fastidier Ou ennuyer, ou trop t'attedier, Je feray fin à ma lettre inutile, Où il n'y a art, ne façon subtile, Gomme pourras congnoistre en la lisant ; Te suppliant, comme bon devisant.
Me retenir d'ung franc cueur magnanime Ton serviteur d'esprit pusillanime.
Et m'excuser, comme homme qui recueuvre Quelque prouffit au moyen de son œuvre ; Priant à Dieu te donner en monjoye Escus, ducas, santé, honneur et joye.