I. Ctentil, gracieux
i8o Rondeaux.
De Tenrouser assez je m'en acquite Et mesmement le soir et matinet Qaant je la tiens ung bien bon tantinet ; Ma joye alors en elle n'est petite Sur toutes fleurs.
riste j'en suis de ma fleur mai^eri te, De mon j ardin ung villageoys l'a eue ; Mais s'il advient que j'en perde la veue.
De ce pays je m'en iray bien viste Tout à part moy souvent je m'en despite, Voyant qu'elle est meschantement pourveue
Triste j'en suis.
De gens d'honneur elle a esté poursuitte Et de cueur gay en amour l'ont receue, Mais le touyn* l'a faulsement deceue Par le moyen d'une sotte conduicte, Triste j'en suis.