‹ Œuvres de Saint François de Sales (volume 2)Chapitre 179 sur 267 · NI MESMES AUX SUPERIEURS · texte numérisé non relu

NI MESMES AUX SUPERIEURS

(b) Je fay quelquefois le barbier et d'autres fois le chirurgien, mes tres-cheres filles. Ne voyez-vous pas que quand je presche au chœur devant les seculiers, comme

(a) FAIT SUR DIVERSES QUESTIONS. ( Ms.) — COMME IL SE FAUT COMPORTER EN LA CONFESSION, TOUCHANT LES AVERSIONS. ( Coll.)

(b) Je suis tousjours prest sans preparation; mais avant toute chose il faut faire le signe de la Croix. Avant que proposer les questions qui me sont faites, il me prend opinion de dire une chose laquelle m'arrive assez souvent, qui est qu'en mes sermons je touche tousjours quelque particulier en la reprehension que je fay des vices, sans pourtant que j'aye nul dessein de le faire. Je previens donc l'opinion que pourroyent avoir nos Sœurs, que je parle pour quelqu'une en particulier, touchant quelque defaut qu'elles auront peut estre commis; car bien que mon intention ne soit point telle, je seray pourtant bien aise de le faire : et c'est ainsi que je m'accuse. Les philosophes, et particulierement le grand Epictete, mettent une grande difference entre un barbier et un chirurgien, bien que maintenant ce soit presque une mesme chose. Ils font ceste difference touchant l'abord de leurs boutiques; car,

(1) Le premier alinéa du texte est détaché de l'addition recueillie par sainte Jeanne-Frangoise de Chantal (voir note (1), p. 68), sous le titre de : Ce qui a esté obmis de l'Entretien des Averstons (voir ci-après, page 304). On peut constater par sa correspondance, soit avec le Ms., soit méme avec les Co/loques, qu'il doit constituer le commencement de cet Entretien,

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