‹ Œuvres de Saint François de Sales (volume 2)Chapitre 224 sur 267 · NOUS DEVONS AVOIR ENTRANT EN RELIGION · texte numérisé non relu

NOUS DEVONS AVOIR ENTRANT EN RELIGION

La question que nostre Mere me fait, de vous declarer, mes cheres filles, la pretention que l’on doit avoir pour entrer (>) en Religion, est bien la plus importante, la plus necessaire et la plus utile qui se puisse faire. Certes, mes cheres filles, plusieurs filles entrent en Religion, qui ne sçavent pas pourquoy. Elles viendront en un parloir, elles verront des Religieuses avec un visage serein, tenant bonne mine, bien modestes, fort contentes, elles diront (€? en elles-mesmes : Mon Dieu, qu’il fait bon là ! allons-y ; aussi bien le monde nous fait mauvaise mine, nous n’y rencontrons point nos pretentions. Une autre dira : Mon Dieu, que l’on chante bien là dedans ! Les autres y viennent pour y rencontrer la paix, les consolations et toutes sortes de douceurs, disant en leur pensée (4) : Mon Dieu, que les Religieuses

(a) SUR LE SUJET DE LA PRETENTION QUE NOUS DEVONS AVOIR POUR ENTRER EN LA RELIGION. ( Ms.) — A QUELLE INTENTION ON DOIT ENTRER EN RELIGION. (Coll.)

(b) que — vous devez avoir en entrant (Ms.)

(c) Elles viendront — à une grille ou à un parloir, et elles y verront des Religieuses, avec un voile sur la teste, un visage si serein, tenant bonne mine, bien modestes, fort contentes à leur advis, et soudain elles penseront (Ms.et Coll.)

(d) Za dedans! — cela est si beau de bien chanter! Elles ont raison d'y venir à fin que l'on escoute leur belle voix, car peut estre que si elles estoyent chez elles, elles chanteroyent en une salle où personne ne les escouteroit, et ne prendroit-on point garde si elles chanteroyent bien ou non; mais dans un chœur, chacun les entend et les remarque, ce leur semble. (Ms. et Coll.) Les autres viennent en Religion pour y rencontrer et y trouver une grande paix, des consolations et toute sorte de contentemens et douceurs interieures, disant en elles-mesmes : (Ms.)

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