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8 Lgs vRAYS ENTRETIENS SPIRITUBLS
mauvais exemple, il contrevient à la societé et promesse faite à la compagnie, et met en desordre une maison devote, qui sont des tres grandes fautes.
(f) Mais à fin que l'on puisse aucunement discerner quand une personne viole les Regles ou l'obeissance par mespris (£), en voicy quelques signes :
1. Quand estant corrigée elle se mocque et n'a aucun repentir.
2. Quand elle persevere sans tesmoigner aucune envie (b) ni volonté de s'amender.
3. Quand elle conteste que la Regle ou commandement n'est pas à propos.
4. Quand elle tasche de tirer(i) les autres au mesme violement et leur oster la crainte d'iceluy, leur(j) disant que ce n'est rien, qu'il n'y a point de danger.
Ces signes, pourtant, ne sont pas si certains que quelquefois ils n'arrivent pour d'autres causes que pour celle du mespris : car il peut arriver qu'une personne se mocque de celuy qui la reprend, pour le peu d'estime qu'elle fait de luy, et qu'elle persevere par infirmité, et qu'elle conteste par despit et colere, et qu'elle desbauche les autres pour avoir des compaignes et excuser (k) son mal. Neantmoins, il est aisé à juger par les circonstances, quand tout cela se fait par mespris; car, en fin, l’effronterie et manifeste libertinage suit ordinairement le mespris, et ceux qui l'ont au coeur en fin le poussent jusques à la bouche, et ils disent, comme David le remarque * : Qui est nostre maistre ?
Si faut-il que j'adjouste un mot d'une tentation qui peut arriver sur ce poinct : c'est que quelquefois une
(f) [Le premier Entretien commence avec cet alinéa dans le Ms. du Mans; il porte ce titre :] Vive + Jesus. Adois de nostre bien-heureux Pere sur l'explication des Regles.
(g) par mespris — et contemnement
(h) sans fesmoigner — aucun amendement
(i) d'attirer
(j ) d'iceluy, — comme
(k) des — compaignons et des excuses en