SOMMAIRE D'UN SERMON SUR LE SAINT-SACREMENT
1594 (1) ( Diipir)
Qui manducat! meam carnem et bibit meum sanguinem, in me manet ci ego in eo (a).
[Joax., vi, 37.)
Introduction
Nous ouysmes ce celeste roussignol*: Ave, mays nous ne goustasmes poinct du fruicti beni. Goustons en, car nisi manducaveritis >), [etc.*]
Comme nos peres moururent pour avoir mangé le defendu, nous mourrons ne mangeant le commandé.
C'est grand cas qu'une seule invitation du serpent eut tant de pouvoir sur nos peres *, et tant de Nostre Sei-
gneur n'en ayent point, etc.
Miphibozeth, filz de Saul, a David, 2. des Rois, r9 *: Tu autem posuisti me seruum tuum inter convivas
mense tuc (©).
(a Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en mos et moi
en lus.
(b) 5i vous ne mangez, [etc.)
(c) Cetendant vous m'avez plac?, moi votre serviteur, parmi les convives de votre fable.
(1 ) Ce sermon, à en juger par l'orthographe, l'écriture et le style, remonte à la méme année que le précédent. Il a tant d'analogie avec la pièce n° XX de la première série, qu'on serait fondé à voir dans ces deux sommaires les ébauches d'un seul et méme discours.
Les annotations placées en italique dans la marge sont disposées de la
méme manière dans l'Autographe.
APPENDICE. — II. Sur LE SAINT-SACREMENT 435
2* Preuve
L'excellence de la viande : Caro mea vere est cibus; et qui manducat me et ipse vivet propter me*(2).
I° proprielé du pain
Il entretient la vie : Nisi manducaveritis non habebitis vitam ; Panem quem ego dabo caro mea est* (>).
Deux dissimilitudes
[1.] Le pain materiel donne la vie, la recevant premierement comme mort; cestuy ci, comme vivant (Ego sum panis vivus (c) *), la donne sans la recevoir.
2. Le pain est changé en nous, mais ce pain nous change en luy, non quand a la substance, mais quand a la qualité : Vivo ego, jam non ego *(4).
2* [propriete]
Le pain renforce. Psal. 104* : Ef vocavit famem super terram, et omne firmamentum panis contrivit; et [Psal.] 103*: E? panis cor hominis confirmet (e). Ainsy cestuyci corrobore. Respexit Helias ad caput suum , et ambulavit in fortitudine *. Et au Psal.71**: Et erit firmamentum in terra, in summis montium; superextolletur super (f, [etc.] Rabbi Jonatas, au rapport de Burgensis *: Erit placenta tritici in capite sacerdotum (8).
(a) Ma chair est vraiment nourriture ; et celui qui me mange vivra luiméme par moi.
(b) Si vous ne mangez vous n'aurez point la vie. Le pain que je donnerai c'est ma chair.
(c) Je suis le pain vivant.
(d) Je vis, non plus mos.
(e) Et il appela la famine sur la terre, et il brisa toute la force du pain... Et que le pain fortifie le cœur de l'homme.
( f) Elie regarda, et il vit auprès de sa tête, [etc.]; et il marcha dans sa force... Et sl y aura de la force sur la terre, sur les sommets des montagnes ; [son frusf] s'élévera au-dessus, [etc.]
(g) II y aura un pain de froment sur la tte des prétres,
* Joan., vi, 56, 58.
* Ibid., XX. 54, 52
* [bid., ÿ. st.
* Galat., 11, 20.
* Vers. 16.
* Vers. 15.
* [1I Reg., xix, 6,8.
Vers. PA dt
* Apud. Genebr.
Comment. in hunc locum.
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me RS o PUR d mo —. m "arum ^ — me—
* Vers. $.
* Vers. 26.
** Ps. citat., ÿ. 6.
* Epist. Leni, f tr.
*: Homil. xLvi (al.
xtv) in Joan., $ 3.
*III*Pars,quaixxix, art. VI.
* Vide pag. præced.
* Vers. 5, 6.
* Vers. 1-6.
436 SERMONS RECUBILLIS
Deux dissimilitudes
[1.] Le pain jamais ne nous renforce que par react mays cestuicy, comme humide et chaud, renforce a lument.
2. Le pain corrobore par dedans et nous garde corrompant interieur, non de l'exterieur ; l'Euchari: utroque modo. Au Psal. 22 * : Virga tua et baci tuus ipsa me consolata sunt (*). L'appuy, scipion Levit. 26* : baculum panis (>). Dont apres s'ensuit Parasti in conspectu meo mensam (©). Saint Cyp ad Caecilium *. Dont saint Chrysostome **, au rappor
saint Thomas *, dict que « nous sommes terribles diables. »
Conclusion
En fin: Qui manducat me ipse vivet propter m dont la plus part est damné.
Confirmation
Chap. 12. des Juges* : Les Ephraites interrogés les Galaadites, Sciboleth, Sibollet [ad] vada Jorda: Eadem littera sbicam exprimere non valentes (4). difference des deux pointz; au gauche il ne vaut comme samech.
Second point
Gardes de mesprendre; on demande la facon. A brat vit troys Anges ausquelz il donna a manger d'un f cuit sous la cendre; [Gen.,] chap. 18 *. Vous scave qu'Abram signifie Dieu le Pere. Il donne du pain [ci
(a) L'Eucharistie, des deux maniéres... Votre verge ef votre béion è consolé.
(b) Béton de pain.
(c) Vous avez prépard une table devant mos.
(d) Scibboleth, Sibboleth auprès des guds du Jourdain, Ils ne pouv exprimer le mot dpi par la méme lettre.
APPENDICE. — ll. SUR LE SAINT-SACREMENT 437
sous la cendre (des affections de l'humilité) ; mais pour le bien prendre il faut avoir les conditions cottees :
En la vallée de Membré. Quia respexit humilitatem ancilla sua ; Ecce ancilla Domini ; Et unde hoc mihi ut veniat * (*), etc.
Pelerin. Cantabiles mihi erant * (©), etc.
In ipso fervore diei (4). Charité absolue.
Sous l'arbre de la Croix. « Quotiescumque feceritis * (e), » etc.
En fin, la disposition necessaire, en un mot, c’est estre hors de peché. Si les biens sont telz, qui ne s’y disposera ? Frumento et vino stabilivi eum; et ultra tibi post hec, fili mi, quid faciam *?
« Quis es tu, et quid ego*? » Dominus virtutum nobiscum * (f).
(a) Je vous servirai un peu de pain, afin que vous repreniez vos forces.
(b) Parce qu'il a regardé l'humilité de sa servante. Voici la servante du Seigneur. Et d'où me vient ceci, etc.
(c) (Vos ordonnances] étaient le sujet de mes cantiques, etc.
(d) Dans la plus grande chaleur du jour.
(e) Toutes les fois que vous le ferez, etc.
(f) Je l'ai affermi dans la possession du blé et du vin; et après cela, mon fils, que ferai-je de plus pour toi?
« Qui êtes-vous, et qui suis-je ? » Le Seigneur des vertus est avec nous.
Ponam buccellam panis, ut confortefur cor vestrum (a).
(Vide Gen., xvii, s in antiquaVulgata.)
*Lucxe,1, 48, 58, 43.
* Ps. cxvii, $4. Cf.
Bellarm., Comm.
in hunc Ps., initio.
* I Cor., x1, 26. Et post Elevat. Missa.
* Gen., xXvII, 37.
* OratioS. August.
et S. Franc. Assis.
* Ps. xLv, 8.