Des Pas&iom, Propos. «4 et
INTRODITCTIOir. 143
Sir*donc toutiétre est actif de sa nature, et s'il ne contient en sov rien <qui:»$upprlme son existence, il s'ensuit que tout être, autant qu'il est en lui, s'efforce de persévérer dans son être ' ; et cet effort est son essence même, son essence actuelle ', laquelle n'enveloppe aucun temps finii, mais une durée indéterminée*.
L'homme, comme tout autre être, a donc sa part d'activité, et en vertu de son essence, il tend à persévérer indéfiniment dans son être. Voilà l'appétit, qui ne se rapporte exclusivement ni à l'âme ni au corps, mais à l'homme tout entier; dont il constitue l'essence. Or, l'âHMM conscience d'elle-même, et à ce titre elle sent cet efibvtpermanentpai*'oùelte tend à persévérer dans son être. Voifâ le désir ou la volonté. Le désir ou la volonté ne sont donc rien'depkis que l'appétit exclusivement rafpporté à l'âme et ayant 'conscience de soi*.
Spinoea appelle l'âme humaine une idée, mais on peut la. définir 'tout aussi bien dans son- système • : un dé8irJ0u>ûne= activité qui a conscience d'elle-même. Ces' définitions sont identique» ; car dans l'âme humaine comme en' Dieu,' la> pensée et l'action' se pénètrent mu<^ tiuttementv l'abstraction seule 'les distingue; et comme' t(MbrêtE0et touteil'activité de l'âme humaine sont dan»lesidées qui la composent, plus elle a d'idées, plus éUô^' a d'être et d'activité.
Si l'âme humaine était isolée et indépendante dané la' nahire,.il n'y aurait en elle qu'activité, perfection, luniièr6;.rt elleipersvstsrait' éternellement dans scmêtre;
i' Des Passions, Propos. «.
*• fbid.^ Propos. 7.