chapitre suivant. Il s'asrit mamtenan: d examine- f^ au- ît^ ^inî
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les prophètes, les propbele? parieroii: seior :ï->pr;: g- I»:- K-r
cela, nous devons premieremeni refuerciier c* nu* sojtuiî- i- me.
hébreu ruagh, que le vuUrairt miernreif na- \^ mù f*rr..
Dans le sens naturel, le mot liuaah seriiiif. comni" o:. âai. • •ri. et bien qu'il ait plusieurs autre? sirmiiraiionî- i'i::ier * ram-Tiet à celle-là; car il se prend pciur siiniifie* *• i* «triL-f:!-. corn»* dans le psaume aoai. ver?. C < am.^, < i. i f Mtn > p*m dans leur bouche. » 2« La resitrinicii -rmmi« cat- rutrmm (I, chap. XXX, vers M) : « Et r»/r»7 tv.. -*?» m: • «.-s-crri , respira. 3° Le courage et les k#ms. vrjninn «ult Jénu- '.i-ai. i. vers. %) : a Et aucun homme ih «*Mi'-"'6 'wr/. ]#» n:na? dans Ézéchiel (chap. ii, vers. 2 : i £; /w/r .. //i- *-»;iii ,• «M-tdire la force), et m«/?f tenir /(?rmf#iir f^^'îi 3-^fw ••• ^ ■••••u * l'aptitude, comme dans Job (chap. \x\k. ■ *-? } « /. -^tn l'esprit est dans tous les hommes, » c'est-à-dir»? n w sHa iin» 'îiitcher exclusivement la science dans les vieslUrié. ':ir ,i> -ntivit qu'elle dépend de la vertu et de la caimcitt* (•jrtii'iii in-** :m 'uaque homme. De même dans les Nombres ihof». \\-- m. '«-^^ t « « Cet homme en qui est Fesprit. • 5^ L'inlf-nt^n Or . ^«t» 'r;rnmH dans les Nombres (chap. xn , vers. .34, . < /''ir<:^ y« i- • f* i» autre esprit, » c'est-à-dire une autre [lenr^fi. 'jw i.v* .•i-»nj.i.n De même dans les Proverbes chap. i, \er.^. 2;. • y* r .-.^ j^^^ mon «pn7, ji c'est-à-dire mon intention. Il w^ f^^^^ *>■/!.* -^^^ ce même sens pour signifier la volonté, le 'î<>-pin ^y^ ^ mouvement de l'àme, comme dans Èz4vhf^i rhap. i ■*■, f , if Ils allaient OH ils avaient l'esprit r'e.st-;wîirp ;;, -.oiont.- r /,...^ De même dans /.w/« (chap. xxx. vor-;. I : /-j , ..« .^nfr.^f,r, ... \ viennent point de mon esprit. .> K( plus liaii» ri,f,|,. x,,,^ ./,/ ,'„'" « Parce /jf^i^ D*>u a répandu sur eur- l'.-sprii ,■ ..,r.;,.,|iro r/ ■/ „ J^ rform/r. » a dans les /wj^ /i-han. vin. vor^ t ■ A'/ /
expliquées par de certains motifs , et embellies par leur style de façon à tourner l'esprit de la multitude à la dévotion , je suis ar* rivé à cette conclusion que l'Écriture laisse la raison absolument libre y qu'elle n*a rien de commun avec la philosophie, et que Tune et l'autre doivent se soutenir par les moyens qui leur sont propres. Pour démontrer ce principe d'une façon irrécusable et résoudre à fond la question, je fais voir comment il faut interpréter rÉcriture , et que toute la connaissance qu'elle donne des dioses spirituelles ne doit être puisée qu'en elle-même et non dans les idées que nous fournit la lumière naturelle. Je fais connaître ensuite l'origine des préjugés que le peuple s'est formés ( le peuple, tou* jours attaché à la superstition et qui préfère les reliques des temps anciens à léternité elle-même), en adorant les livres de l'Écriture plutôt que le Verbe de Dieu. Puis, je montre que le Verbe deDiea n'a pas révélé un certain nombre de livres; mais seulement celte idée si simple , où se résolvent toutes les inspirations divines des propbè* tes, qu'il faut obéir à Dieu d'un cœur pur, c'est-à-dire en pratiquant la justice et la charité. Je prouve alors que cet enseignement a été proportionné par les prophètes et les apôtres à l'inteHigence de ceux à qui le Verbe de Dieu se manifestait par leur bouche; et cela, afin qu'ils pussent le recevoir sans aucune répugnance et sans aucun trouble. Après avoir ainsi reconnu les fondements de la foi, je conclus que la révélation divine n'a d'autre objet que Tobéissanco , qu'elle est par conséquent distincte de la connaissance na* turelle tant par son objet que par ses bases et ses moyens, qu'ainsi donc elles n'ont rien de commun , que chacune d'elles peut reconnaître sans difficulté les droits de l'autre , sans qu'il y ait ni maltresse, ni servante.
Or, l'esprit des hommes étant divers, celui-ci trouvant son compte à de certaines opinions qui conviennent moins à celui-là, de façon que l'un ne trouve qu'un objet de risée dans ce qui porte un autre à la piété, j'aboutis Gnalement à cette conséquence qu'il faut laisser à chacun la liberté de son jugement , et le pouvoir d'entendre les principes de la religion comme il lui plaira, et ne juger de la piéiê ou de l'impiété de chacun que suivant ses œuvres. C'est ainsi qu'il sera possible à tous d'obéir à Dieu d'une âme libre et pure, et que la justice et la charité seules auront quelque prix«
Ayant ainsi montré que la loi divine et révélée laisse à chacun sa !it>erté, j'arrive à Tautre partie de la question, c'est-à-dire à faire voir que cette même liberté peut être accordée sans dommage pour la paix de l'État et les droits du souverain, et même qu'on ne pourrait la détruire sans péril pour la paix publique et sans dommage pour l'État. Pour établir cette démonstration, je pars du droit naturel de chacun, lequel n'a d'autres limites que celles de ses désirs et de sa puissance, et je démontre que nul n'est tenu, selon le droit de nature, de vivre au gré d'un autre, mais que chacun est le protecteur né de sa propre liberté. Je fais voir ensuite que nul ne cède ce droit primitif qu'à condition de transférer à un autre le pouvoir qu'il a de se défendre , d'où il résulte que ce droit passe tout entier entre les mains de celui à qui chacun confie son droit particulier de vivre à son gré et de se défendre soi-même. Par conséquent, ceux qui occupent le pouvoir ont un droit ab^ Bolu sur toutes choses; eux seuls sont les dépositaires du droit et de la liberté, et les autres hommes ne doivent agir que selon leurs volontés. Mais comme personne ne peut se priver du pouvoir de se défendre soi-même au point de cesser d'être homme, j'en conclus que personne ne peut se dépouiller absolument de son droit naturel, et que les sujets, par conséquent, retiennent toujours certains droits qui ne peuvent leur être enlevés sans un grand péril j)Our l'État, et leur sont toujours accordés par les souverains soit en vertu d'une concession tacite, soit en vertu d'une stipulation expresse. Après cela, je passe à la république des Hébreux, afin de montrer de quelle façon et par quelle autorité la religion a commencé à avoir force de loi, et je m'étends en passant à plusieurs autres choses qui m'ont paru dignes d'être éclaircies. Je prouve enfin que les souverains sont les dépositaires et les interprètes , non-seulement du droit civil, mais aussi du droit sacré ; qu'à eux seuls appartient le droit de décider ce qui est justice et injustice, piété ou impiété, et je conclus que pour garder ce droit le mieux possible et conserver la tranquillité de l'État ils doivent permettre à chacun de penser ce qu'il veut et de dire ce qu'il pense.
Tels sont, lecteur philosophe, les objets que je propose à vos méditations; je m'assure que vous y trouverez de quoi vous satisfaire, à cause de l'excellence et de l'utilité du sujet de cet ouvrage et de
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chacun de ses chapitres : et j'aurais sur ce point bien des choses à dire encore; mais je ne veux point que cette préface devienne un volume. Je sais d'ailleurs que je m'entends au fond, pour le principal, avec les philosophes. Quant aux autres, je ne ferai pas grand effort pour leur recommander mon Traité ; je n'ai aucun espoir de leur plaire ; Je sais combien sont enracinés dans leur âme to préjugés qu'on y a semés à Taide de la religion ; je sais qu'il fit également impossible de délivrer le vulgaire de la superstition et de la peur; je sais enfin que la constance du vulgaire c'est l'entêtement , et que ce n'est point la raison qui règle ses louanges et ses mépris, mais l'emportement de la passion. Je n'invite donc pas le vulgaire , ni ceux qui partagent ses passions, à lire ce traité, Je désire même qu'ils le négligent tout à fait plutôt que de rinterprétêr avec leur perversité ordinaire, et, ne pouvant y trouver aucun profit pour eux-mêmes, d'y chercher l'occasion de nuire à autrui et de tourmenter les amis de la libre philosophie. Je dois pourtant Ihire une exception pour un seul point, tous les gens dont je parle étant convaincus que la raison doit être la servante de la théologie; car je crois que par cet endroit la lecture de cet ouvrage pourra leur être fort utile.
Du reste , comme plusieurs n'auront ni le loisir ni l'intention de lire tout mon Traité, je suis obligé d avertir ici, comme je l'ai fait aussi à la fin de l'ouvrage, que je n'ai rien écrit que je ne soumeUe de grand cœur à l'examen des souverains de ma patrie. S'ils jugent que quelqu'une de mes paroles soit contraire aux lois de mon pays et à l'utilité publique, je la retire. Je sais que je suis homme et que j'ai pu me tromper; mais j'ose dire que j*ai fait tous mes efforts pour ne me tromper point et pour conformer a^tat tout mes écrits aux lois de ma patrie , à la piété et aux bonnes mœurs.
THÉOLOGICO-POLITIQUE.